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26/10/2026 à 14:27, Mis à jour le 26/10/2026 à 14:28
Les Dallas Cowboys Cheerleaders, les pom-pom girls de l’équipe de football américain du Texas, les Dallas Cowboys, ont réussi à créer leur propre syndicat. Une véritable révolution après plusieurs années de lutte.
C’est un véritable symbole. Alors que le Texas n’a jamais été aussi proche de basculer aux mains des démocrates pour la première fois depuis 1988 à l’occasion des Midterms, une autre « révolution bleue » vient de se jouer. Les Dallas Cowboys Cheerleaders, les pom-pom girls de l’équipe de football américain du Texas, les Dallas Cowboys, viennent de créer leur propre syndicat. L’aboutissement de plusieurs années de lutte pour une meilleure rémunération.
Depuis 1961, soit un an après la création de l’équipe de NFL, les Dallas Cowboys Cheerleaders rythment chacun de leurs matchs à domicile de leurs chorégraphies de haute voltige. Devenue une véritable institution au fil des saisons, l’équipe attire chaque année des centaines de danseuses qui, après une sélection vidéo, doivent passer des sélections devant un jury hypersélectif, puis participer à un camp d’entraînement de plusieurs semaines avant d’espérer pouvoir en être.
Une popularité et une quête d’excellence qui ont poussé la télévision nationale américaine, puis Netflix à s’intéresser aux « chouchoutes de l’Amérique » (« America’s sweethearts »), les propulsant au statut de véritables stars. Dans la dernière saison, des jeunes filles accouraient depuis l’Europe et même l’Australie pour tenter de décrocher leurs pompons bleus et leurs bottes blanches.
Une véritable starification qui a poussé les Dallas Cowboys Cheerleaders à se battre pour leurs droits. Dans la première saison d’« America’s sweethearts », la série de Netflix qui leur est consacrée, les jeunes femmes cumulaient plusieurs emplois pour pouvoir vivre de leur passion, à savoir faire partie de l’équipe de cheerleaders. Car cette place était considérée comme « un privilège » et ne donnait lieu qu’à une gratification symbolique.
Après le succès de la première saison, les jeunes femmes ont néanmoins pris conscience qu’elles méritaient un salaire digne de ce nom. D’autant que les sollicitations se sont multipliées et que leur popularité a attiré un nouveau public dans le stade. Durant la deuxième saison (tournée en 20024 et diffusée l'année suivante), les téléspectateurs ont pu admirer le combat de quelques-unes pour tenter d’abord de convaincre leurs camarades, puis la direction d’augmenter leur rémunération.
Un premier combat gagné en 2025 : sous la pression médiatique, la franchise des Dallas Cowboys (considérée comme la plus rentable de la NFL) a accordé une augmentation de « 400 % » à ses danseuses, faisant passer la rémunération des plus expérimentées à 75 dollars de l’heure, rapportait « Forbes ».
Un nouveau pas a été franchi en ce mois d’octobre. Les Dallas Cowboys ont reconnu l’Association des Dallas Cowboys Cheerleaders comme un syndicat. « Cette décision représente une avancée significative dans la lutte menée depuis longtemps par les cheerleaders pour de meilleurs salaires et avantages sociaux », souligne « The Atlantic ». Selon ABC News, le premier défi de ce syndicat consistera à négocier un contrat officiel pour les 36 danseuses de l’équipe.
En 1995, les cheerleaders des Buffalo Bills avaient été les premières à créer leur syndicat. Ce dernier a néanmoins eu une existence très éphémère et cette équipe n’existe plus depuis 2014.