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Rouler pendant 24 heures à bord d'une Porsche 911 : c'est le rêve que vont réaliser quatre pilotes amateurs du Mans
Venus du Mans (Sarthe) Christophe, Damien et Mickael vont rouler pendant 24 heures... au Castellet, dans le sud de la France.
Venus du Mans (Sarthe) Christophe, Damien et Mickael vont rouler pendant 24 heures… au Castellet, dans le sud de la France. © Aurélien BURBAN/Actu Le Mans

Tous les ans, on parle des 24 Heures du Mans (Sarthe) comme la plus grande course d’endurance au monde. Mais question voitures de courses historiques, Le Mans Classic organise plusieurs épreuves tout au long du week-end, mais pas de course durant une journée et une nuit entière.

Pourtant, il existe bel et bien une course de 24 heures pour les véhicules ayant marqué l’histoire automobile. Direction Le Castellet, pour Les 2 Tours d’Horloge ! Les dates du samedi 7 et dimanche 8 novembre 2026 sont cochées par un équipage manceau, au volant d’une Porsche 911 de 1982 SC (Saloon Car).

Quatre pilotes d’une équipe du Mans vont rouler pendant 24 heures avec une Porsche 911

Ils seront quatre à rouler sur l’asphalte du circuit Paul-Ricard : Christophe Gaultier, 62 ans, Mickael Bossuet, 54 ans, Damien Decarsin, 58 ans, et Olivier Besançon, 64 ans. Ce quatuor est inscrit dans la catégorie Saloon Car, une catégorie rassemblant des véhicules allant des années 1970 jusqu’en 1985. « Les voitures ne sont pas à 100 % d’origine », précise Christophe.

Au milieu de Lotus, BMW ou encore d’une TVR au moteur V8, ils conduiront une Porsche 911 de 1982 présentant quelques modifications « pour que la voiture reste au maximum au sol ». Elle sera floquée du numéro 72, pour représenter le département de la Sarthe.

« 24 heures, c’est long ! »

Christophe et Mickael sont expérimentés. Ce premier commence les courses historiques en 2006 en pilotant des 4×4.

Ce n’est pas leurs premiers 24 heures au Castellet pour ces deux passionnés. En 2022, ils terminent deuxièmes de leur catégorie. En 2023, ils enchaînent avec une troisième place. C’est donc un retour dans le sud de la France, sortant d’une première place aux 1 000 km de Navarre.

Comment rouler pendant 24 heures ?

Participer à des 24 heures est une véritable épreuve physique et psychologique. Le quatuor rappelle que les relais ne doivent pas excéder 2 h 10. "On roule généralement 1 h 30 avant de laisser sa place. Parfois deux heures si l'on se sent en forme, une heure si l'on se sent fatigué", explique Christophe.
Ce dernier indique également que de nuit, "on peut rouler plus vite, car le moteur se refroidit plus vite". Et lors du lever du jour, "la stratégie de course change".
Niveau sommeil, "on a l'habitude de ne pas beaucoup dormir, car on est plongé dans la course. Au Castellet, ce qui est pratique, c'est qu'on a une chambre juste au-dessus du stand".

En Espagne, ils sont accompagnés de Damien, qui découvre ce sport automobile. Dans la Côte d’Azur, ils conseilleront celui qui prendra le départ, à 16 h, pour son baptême du feu au circuit Paul-Ricard. « L’objectif principal, c’est de finir la course », explique Christophe. « Chacun a son propre rythme. Et il reste le facteur chance : 24 heures, c’est long ! On n’a connu qu’un seul abandon, à Barcelone, où le culbuteur s’est cassé. »

« J’ai déjà dépassé Jean Alesi »

Au Castellet, ils seront dans un équipage de 14 personnes, se dispatchant les différents rôles : mécanique, radio, restauration, refueling (ravitaillement en carburant). Tout un village sarthois sera même installé, avec trois voitures. Ce qui rassemblera entre 30 et 35 personnes au total.

Dans une course historique comme Les 2 Tours d’Horloge, ces pilotes amateurs auront la chance de rouler avec des anciens professionnels. « J’ai déjà dépassé Jean Alesi, qui avait perdu une roue », se rappelle Christophe. Mais aussi quelques personnalités célèbres telles que l’ancien tennisman Henri Lecomte.

Mais ce qui marque les passionnés, c’est l’ambiance bon enfant. « Entre mécanos, on s’épaule. On se file les pièces entre les différentes équipes. C’est le plaisir avant tout. »

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