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Ce vendredi à 21h05, la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy sera le théâtre du choc le plus attendu de la région : le Derby du Nord entre le LOSC et le RC Lens à l’occasion de la 9ème journée de Ligue 1. Pour cette affiche sous haute tension, Le Petit Lillois décortique les trois enjeux tactiques majeurs de la confrontation entre les hommes de Davide Ancelotti et ceux de Yannick Cahuzac.
Fidèle à son identité dans les grands rendez-vous, encore plus depuis l’installation de Yannick Cahuzac à la tête du banc artésien, le RC Lens cherche systématiquement à étouffer l’adversaire par un pressing haut et un marquage individuel agressif dans le cœur du jeu. Pour ne pas trop subir une rencontre qui s’annonce très intense, les Lillois devront faire preuve d’un sang-froid irréprochable dans leurs sorties de balle. La qualité de la colonne vertébrale lilloise sur le plan technique sera un élément primordial pour à la fois résister et faire mal à une équipe lensoise qui peut se retrouver rapidement en difficulté une fois qu’un premier décalage aura été effectué ou par des rotations entre les joueurs afin de déséquilibrer l’animation adverse au pressing.
L’organisation lensoise à trois défenseurs centraux repose sur l’activité incessante de ses pistons, un choix ambitieux qui laisse inévitablement de grands espaces dans les couloirs lors des phases de transition et oblige les centraux lensois à venir chercher très haut les offensifs lillois. Réussir à fixer ces trois hommes axiaux par du dépassement de fonction, ce dont Benjamin André et Ngal’ayel Mukau sont capables, par des courses verticales, pourrait ainsi libérer encore davantage les couloirs occupés par Soriba Diaoune et Ethan Mbappé, dont la vitesse pourrait faire très mal dans l’attaque de la profondeur.
L’intensité d’un derby se résume bien souvent à la conquête des seconds ballons et à la gestion du chaos émotionnel. Lens excelle dans la projection rapide vers l’avant dès la récupération, cherchant à impacter immédiatement la surface adverse. La charnière Nathan Ngoy – Alexsandro devra régner dans le domaine aérien et afficher un alignement parfait sur le recul frein pour couper la profondeur. En parallèle, la supériorité numérique lilloise au milieu doit permettre, dans le contre-pressing immédiat à la perte, de limiter les transitions lensoises avant qu’elles ne deviennent dangereuses ou que le match ne devienne un affrontement ping-pong où l’équilibre n’existera plus et laissera place à un enchaînement de transitions attaque-défense, ce que les Dogues maîtrisent moins que leurs adversaires du soir.