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l'essentiel Vous avez rendez-vous jusqu’au soir du 15 novembre 2026 pour voter en ligne afin d’élire les meilleurs joueurs et les meilleures joueuses de rugby amateurs du Tarn. Les lauréats seront récompensés lors d’une grande soirée du rugby départemental qui se tiendra le 25 novembre à Graulhet en présence de Gaëlle Hermet.
Ils sont de retour ! Dès ce lundi 2 novembre, vous, lecteurs de La Dépêche du Midi et fans de rugby, allez pouvoir voter pour les trophées du rugby amateur. Organisés par La Dépêche du Midi, en partenariat avec le comité du département, ils reviennent pour la sixième année dans le Tarn.
Une soirée qui permettra de célébrer les acteurs de cette saison 2025/2026, marquée par de belles réussites sportives dans notre département. C’est à travers la remise de nombreux prix que chaque rouage de la discipline sera célébré.
Aujourd’hui, place aux joueurs de Régionale 3. Ils sont quatre nommés et l’un d’entre eux, grâce à vos votes (disponible à la fin de notre article), deviendra le lauréat de ces trophées du rugby amateur version 2026. Le jury a décidé de nommer : Damien Ricard (Lacaune) ; Pascal Nardone (Marssac) ; Rémy Barthes (Thoré RC) et Maxime Bonneau (Castres RC).
À 36 ans, le troisième ligne lacaunais Damien Ricard n’a pas l’intention de raccrocher. "Je me suis fixé l’objectif des 40 ans, mais j’évite d’y penser. J’ai toujours joué sans appréhension et eu peu de blessures. Tant que le physique va, on continue." Il est vrai que Damien n’a pas commencé le rugby très tôt. "J’ai débuté à 19 ans à Vielmur, directement en seniors. On s’était motivés au départ avec des copains pour évoluer en juniors à Tarn Sud (à l’époque entente Vielmur/Labruguière) mais un mauvais concours de circonstances nous a fait changer de cap et quelque temps après, on s’est retrouvés à Vielmur. J’y ai passé quatre saisons."
Seulement voilà, la Lacaunaise Charlène arrive dans sa vie et la route vers Vielmur devient longue et difficile. Tout naturellement, Lacaune accueille un nouveau troisième ligne. "L’OML XV, c’est un club dans lequel on cultive le plaisir, tant pour jouer que pour vivre ensemble. Il est vrai que quelquefois, le résultat n’est pas la priorité. Pourtant, la saison dernière, quand on a fait un long chemin en Coupe d’Occitanie, ça devenait intéressant."
Gagneur dans l’âme, son poste de prédilection reste en troisième ligne mais il peut dépanner à la demande à la mêlée au centre ou à l’aile. "Si ça peut rendre service, c’est avec plaisir." Mais Damien reste un "papa" pour ses coéquipiers en facilitant leur accueil et leur intégration. "Chaque saison, je me dis que je vais arrêter mais quand des jeunes arrivent j’accroche avec eux et je continue… et des jeunes il en arrive tout le temps." Très impliqué dans le club, il est également soigneur à la demande, donne un coup de main à son épouse Charlène qui s’occupe des M6 et peut accompagner les cadets ou les juniors du club quand l’occasion se présente. Un vrai couteau suisse pour le club.
Quand on passe son enfance dans le Gers, on peut difficilement échapper au rugby. Et quand on est le coéquipier de Pierre Bourgarit, l’actuel talonneur de La Rochelle, on ne peut qu’en retirer une certaine fierté. C’est à Mauvezin/Gimont que Pascal Nardone a fait ses classes au poste de troisième ligne dès l’âge de 14 ans, et il en garde un souvenir savoureux. Après cet apprentissage, direction le Toulouse Lalande/Aucamville et puis, circonstances obligent, il y a eu sept années de coupure, avant d’intégrer le MARC XV. "En habitant à Albi, l’esprit rugby me manquait et grâce à des connaissances, j’ai remis ça au club de Marssac. J’ai bien essayé le foot, j’ai fait de la plongée sous-marine mais j’aime trop le contact et je suis vite revenu au rugby pour retrouver les affrontements qu’il peut y avoir", indique Pascal.
Ses entraîneurs à Marssac Théo Juan et David Millet sont unanimes sur l’homme tout autant que sur le joueur : "C’est un gars qui s’engage à 100 %, un silencieux qui ne parle pas pour rien dire. Dur au mal, il ne se plaint jamais et quand il prend un engagement, il s’y tient." Mais David Millet aime parler de ce petit plus que possède Pascal Nardone, rare pour un troisième ligne. "Il est un excellent buteur et on sait que dans les moments difficiles on peut s’appuyer sur la sûreté de son pied", souligne le technicien. Pascal a trouvé dans ce club de Marssac ce qui pouvait lui manquer. S’il a repris le rugby pour connaître à nouveau les affrontements et la rigueur de ce jeu, il est également là pour le plaisir de jouer et de rencontrer du monde : "J’aime ce jeu qui nous amène les soirs de match à connaître tant de bonheurs. Les bons moments avec les copains ne se remplacent jamais."
Le rugby est une histoire de famille pour Rémy Barthes. Ce troisième ligne polyvalent du Thoré RC a découvert le ballon ovale à l’âge de 5 ans. Une histoire d’amour était née. Mais au moment de franchir le cap des seniors, à ses 18 ans, une fracture du péroné, suivie de complications, vient freiner son élan. Contraint de mettre le rugby entre parenthèses, il se tourne vers d’autres passions, avant de retrouver les terrains en 2021. "Le rugby n’était plus ma priorité à ce moment-là, reconnaît le joueur de 26 ans. Je voulais profiter pleinement de ma jeunesse avec mes amis." C’est au sein du Thoré RC, en Régionale 3, qu’il reprend du service. Une décision aussi bien sportive que relationnelle. L’envie de retrouver sa passion et ses amis. "Cette convivialité, deux fois par semaine avec les amis, est fantastique. On vit sa passion sans prise de tête et pression", résume-t-il.
Pour ce forestier-sapeur au département de l’Hérault, le rugby constitue surtout un moment de partage, loin des contraintes du quotidien. Sur le terrain, le troisième ligne a également vu son club évoluer. Lorsqu’il l’a rejoint en 2021, le groupe figurait plutôt en fond de tableau de R3. Depuis, la progression est constante, jusqu’à une qualification en phases finales il y a deux ans. Une fierté pour le troisième ligne : "On a le sentiment de faire progresser notre club, ça n’a pas de prix et ça nous motive encore plus." Au Thoré, Rémy Barthes a retrouvé bien plus qu’un sport : un groupe d’amis soudé autour d’une même passion. Une manière de rappeler que, dans le rugby amateur, les plus belles victoires ne s’obtiennent pas toujours sur le rectangle vert.
Il y a parfois des progressions inattendues qui laissent bouche bée. Le troisième ligne du Castres Rugby Club, Maxime Bonneau, fait partie de cette catégorie. Ce militaire n’a découvert le rugby qu’au moment de la création du club en juin 2025. Depuis son ascension ne cesse d’impressionner son président, Olivier Guy : "Au bout d’un mois, c’était déjà un leader. C’est le joueur complet par excellence. Il aurait largement sa place ailleurs." S’il ne porte pas le brassard de capitaine, il n’en reste pas moins un cadre de l’effectif et un modèle pour ses coéquipiers. "Ses performances forcent le respect, et en plus c’est un mec super en dehors du terrain. Il n’y a jamais d’embrouille, jamais un mot plus haut que l’autre", souligne Olivier Guy.
Militaire de profession, il retrouve sur le terrain des valeurs familières : solidarité, discipline et esprit d’équipe. Une quinzaine de ses frères d’armes ont d’ailleurs rejoint le club. "L’armée et le rugby sont extrêmement liés par leurs valeurs. Avec un métier aussi exigeant, on sent qu’il a besoin de ces moments-là pour décompresser", analyse le président du CRC. Son histoire illustre aussi le potentiel insoupçonné du rugby amateur. "Il y a des joueurs qui ne se doutent pas de leur niveau et qui peuvent exploser grâce à ce sport", estime le dirigeant castrais, qui espère désormais conserver ce profil rare déjà auteur de cinq essais en trois matchs cette saison.