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Six avants pour seulement deux trois-quarts. Face aux Fidji, samedi soir à Lyon, Fabien Galthié mise sur un banc en 6-2, avec Maxime Lucu et Émilien Gailleton comme seules solutions de remplacement derrière. Un choix qui pourrait devenir problématique si Romain Ntamack venait à se blesser.
Car avec le forfait d'Oscar Jegou, remplacé par Esteban Capilla, les Bleus ne disposent d'aucun ailier ni arrière de réserve. Et aucun ouvreur de métier pour suppléer le Toulousain. Heureusement, le sélectionneur possède quelques solutions intéressantes.
La première porte le nom de Kalvin Gourgues. Le jeune Toulousain a déjà évolué à l'ouverture, notamment face à Perpignan en janvier 2026. En cas de pépin pour Ntamack, il pourrait glisser en 10, permettant à Gailleton de prendre sa place au centre.
Mais Maxime Lucu représente également une alternative crédible. Le Bordelais a même débuté à l'ouverture face à Gloucester en Champions Cup, le 16 octobre dernier ! Une expérience récente qui pourrait servir aux Bleus. Et qui éviterait de bouleverser toute la ligne d'attaque.
On peut aussi imaginer une charnière Lucu/Dupont, le Toulousain ayant lui aussi souvent dépanner à l'ouverture avec le Stade Toulousain mais aussi sous le maillot tricolore. En 2025, face à l'Angleterre, la sortie de Jalibert à la 66e avait vu le capitaine des Bleus évoluer en 10 aux côtés de Le Garrec. En 2024 face à l'Italie dans le Tournoi, il avait aussi endossé ce rôle par moment suite à la sortie de Jalibert tandis que Ramos avait glissé de l'arrière à l'ouverture.
Si un centre venait à sortir, Gailleton offrirait un remplacement naturel. Sur une aile, l'équation serait différente. Attissogbe pourrait quitter l'arrière pour retrouver son poste habituel, tandis que Gourgues, également habitué au numéro 15, serait repositionné avec Gailleton au centre.
Et puis, il y a Esteban Capilla. Le troisième ligne bayonnais possède une polyvalence précieuse. En octobre 2025, il confiait à Midi Olympique avoir déjà envisagé de dépanner au centre ou à l'aile. Avec une préférence pour le poste de second centre ! Son expérience du rugby à 7 constitue un autre atout.
Ces possibilités expliquent pourquoi Galthié peut se permettre de privilégier six avants pour maintenir de l'intensité dans le combat. Mais elles ont leurs limites. Deux blessures rapprochées derrière pourraient imposer plusieurs changements de postes et perturber les automatismes. Face à des Fidjiens capables de sanctionner le moindre espace, les Bleus devront espérer que leur polyvalence suffise.