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Il est 5 h du matin, devant le stade Vélodrome. Qui connaît l’enceinte sportive les jours de matchs ne peut s’empêcher d’être frappé par le calme qui règne, ce dimanche 25 octobre à l’aube. Dans quelques heures, plus de 20 000 coureurs vont s’élancer vers Cassis, vers cette médaille de finisher et un petit morceau de gloire personnelle.
Mais à l’aube, la ville dort encore. Seuls les uniformes et gilets fluo sont de sortie : policiers en place sur l’avenue du Prado depuis 4 h 30, agents de la Ville et de la Métropole qui mettent en place les dernières herses et barrières ornées de banderoles publicitaires autour de la zone de course. Même les agents de sécurité du stade sont à pied d’œuvre, gardant un œil attentif sur les installateurs qui finissent de poser la sono. Pas un coureur à l’horizon, à cette heure, ni un bénévole. Marseille appartient (encore) un peu à la nuit.
Il est 6 h 30, dans la "maison à vivre" (Ehpad) des Jardins d’Haïti, dans le quartier de Saint-Barnabé (4e arrondissement). Charlie, 23 ans, est déjà debout. Cette jeune femme en service civique, se prépare, elle aussi, à grimper la Gineste. Hébergée dans un petit appartement au sein même de l’établissement pour...
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