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Le Racing Club Narbonnais affronte Nice ce vendredi soir (19 h 30), et voudra l'emporter face à un rival dans la course au maintien. Malgré une semaine marquée par des imprécisions à l'entraînement, les orange et noir veulent finir ce deuxième bloc avec le sourire.
Une deuxième mi-temps renversante, un bouclier soulevé et un bonheur immense. Il y a six mois, le Racing Club Narbonnais écrivait l’une des plus belles lignes de son histoire récente en matant Nice (23-20), en finale de Nationale à Bourg-en-Bresse. Presque six mois plus tard, Narbonnais et Niçois s’apprêtent à recroiser le fer dans une autre finale, "la finale du bloc" comme aime à l’appeler Jacques Delmas, manager du Racing qui a rangé ses larmes de joie au placard depuis le printemps dernier, concentré dans sa nouvelle mission en Pro D2. Cinq points pris sur ce deuxième bloc qu’on annonçait terrible pour les orange et noir, et la volonté de le finir en beauté, pour le match le plus important de ce quinté : face à un concurrent direct, qui sera certainement revanchard.
Ils font un rêve magnifique en se pensant sixièmes.
"Il y a beaucoup d’excitation parce que ce match est très important, d’une part parce que c’est la fin du bloc et d’autre part parce que c’est un concurrent direct avec nous. C’est un match qui est capital", lance le capitaine Clément Bitz en conférence de presse. Une excitation qu’il faut canaliser chez les Narbonnais, coupables cette semaine de trop d’imprécisions dans la préparation de leur match. De quoi agacer Jacques Delmas, jamais le dernier pour souffler dans les bronches de ses joueurs.
"Après la semaine d’entraînement que nous venons de faire… Franchement, nous faisons de la merde, ça ne me convient pas du tout. C’est bien joli de dire que nous allons faire ci ou ça, mais quand je vois les entraînements, je me demande s’ils sont concernés, alerte le technicien. Clément (Bitz, le capitaine) passe une énergie folle à essayer de remobiliser les gens, mais il a de la patience…"
Le Racing Club Narbonnais séduit cette saison en Pro D2, dans le jeu, en se montrant sérieux sur sa pelouse et surprenant avec des équipes remaniées pour ramener des points de bonus défensifs chez des cadors (Provence et Montauban), pourtant, les orange et noir ne sont "que" quatorzièmes. "Si nous étions huitièmes, peut-être, mais là, si nous nous prenons les pieds dans le tapis, nous avons ensuite un déplacement à Biarritz (20 novembre, 21 h) et deux réceptions de Grenoble (27 novembre, 21 h) et Agen (4 décembre, 21 h), nous pouvons vite nous retrouver à la trappe. Je n’ai pas l’impression que tout le monde est sur la même longueur d’onde, ils se couchent quatorzièmes et dans la nuit, ils font un rêve magnifique en se pensant sixièmes. Nous n’y sommes pas et ça m’agace profondément. Nous jouons comme nous nous entraînons, mais nous ne sommes pas précis", ajoute le manager, un brin agacé et voulant éviter que ses protégés ne se laissent griser par un début de saison encourageant.
Si un succès vendredi soir contre Nice pourrait donner un vrai bol d’air aux pensionnaires du Parc des Sports et de l’Amitié, un revers gâcherait totalement le bloc. L’occasion de prendre des distances avec la zone rouge est idéale, alors que Béziers et Nevers se déplacent à Colomiers et Valence-Romans avec de très faibles chances de succès et même de bonus défensifs. "On a mélangé excitation et précipitation, j’ai toujours tendance à positiver en disant qu’on est quand même concerné par le match de ce week-end, mais on veut aller trop vite, on manque de précision et comme j’ai dit aux gars en fin d’entraînement, le match de demain est capital. On a déjà laissé des points en route à Béziers, maintenant, on n’a pas le droit de se tromper", tonne Bitz, aligné, une fois de plus en troisième ligne pour laisser Ruben Schoeman et Simon Huchet dans la cage.
Dans la récente et dense histoire entre Nissa Rugby et le Racing Club Narbonnais, cette première confrontation en Pro D2, "ce derby d’espacés", comme le qualifie Delmas, sera un nouvel épisode particulièrement attendu.