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Le 3 avril 2026, les joueurs de football du lycée Émile-Littré d’Avranches (Manche) ont décroché le titre de champion de France UNSS face à Cholet. Cette victoire leur a ouvert les portes du championnat du monde 2026 en Chine.
Pourtant, le voyage était loin d’être gagné.
Ils ont dû se mobiliser afin de réunir la somme de 50 000 euros. Une fois la somme réunie, l’excitation et l’impatience ont commencé à se faire ressentir.
Pour Paul Vicquelin, Simon Lancien et leurs coéquipiers, le départ pour la Chine qui approchait occupait toutes leurs pensées. « Personnellement, il n’y a pas une journée, pas deux heures de suite où je ne pensais pas à cet événement qui approchait », confie Paul Vicquelin, 17 ans, gardien de but et capitaine de l’équipe du sud de la Manche.
C’est la vie de rêve.
Le 17 octobre 2026, les 18 joueurs, accompagnés de leurs 4 coachs et d’un jeune reporter, ont quitté Avranches pour Paris avant de s’envoler pour Shanghai avec une escale à Amsterdam, aux Pays-Bas. Le voyage a été long et la fatigue s’est fait ressentir, mais l’excitation a pris le dessus, car ils ont pris conscience qu’ils ne vivront cela qu’une fois dans leur vie.
Une fois arrivés à Shanghai, un bus les a conduits jusqu’à Suzhou, ville où a lieu la compétition. Arrivés à l’hôtel de cette ville, la réaction a été la même pour tous les joueurs. « C’est la vie de rêve », décrit Simon Lancien, défenseur central. Chambres spacieuses, buffet à volonté et installations impressionnantes, la barre a directement été placée très haute.
Chaque journée était millimétrée : réveil et petit-déjeuner à 7 h, match à 9 h 30, repas à midi et visites culturelles l’après-midi, les joueurs n’ont pas eu le temps de s’ennuyer. Les repas se prenaient à l’hôtel avec un buffet varié, avec des plats occidentaux et asiatiques.
Parmi les visites qu’ils ont pu faire, celle de la vieille ville de Suzhou reste marquante pour Simon Lancien, car il a pu découvrir la culture chinoise avec ses rues traditionnelles et ses nombreux commerces.
Les lycéens ont également visité une école qu’ils décrivent comme « impressionnante » où ils ont pu apprendre à écrire quelques mots en chinois. Ils ont aussi découvert les arts martiaux et visité un musée d’Art moderne. Simon explique avoir été surpris par la circulation et le nombre de caméras présentes dans les rues.
Le championnat du monde a commencé par une cérémonie d’ouverture qui a impressionné les jeunes joueurs. Les joueurs ont rejoint le stade à bord d’un convoi de 60 bus escortés. A leur arrivée, 30 000 personnes étaient présentes au stade pour les accueillir.
Les Avranchinais ont été impressionnés par l’accueil qui leur était réservé, les applaudissements et les acclamations. « On nous applaudit comme si on était des stars et ce n’est pas tous les jours qu’on vit ça. En France, on n’est pas des stars », raconte avec émotion Simon, qui a été émerveillée par la cérémonie.
Au fur et à mesure du séjour, les joueurs ont pu faire de belles rencontrent. Ils ont notamment échangé avec des jeunes du Québec, du Bénin et les représentants de Hong Kong. Une soirée des nations a été organisée afin de permettre aux joueurs de se rencontrer, de discuter et d’échanger des maillots malgré la barrière de la langue.
Une des rencontres qui a le plus marqué les jeunes joueurs est celle de leur guide Barthélémy qui a été une personne importante pour eux. Il les a accompagnés tout au long de leur séjour. Sa gentillesse et sa disponibilité ont touché les joueurs. « Ils faisaient tout pour nous », se souvient Simon.
Leur parcours s’est arrêté en quart de finale. Les Avranchinais ont décroché une 7e place mondiale.
Sur le terrain, les 18 lycéens ont affronté des équipes venues des quatre coins du monde. Lors de la phase de poules, ils ont pu affronter le Chili, Haïti, la Guinée et le Québec. Puis ils ont remporté les huitièmes de final face à la Bulgarie. Leur parcours s’arrête en quart de finale face à la Turquie.
Lors des matchs de classement, ils ont affronté le Bénin avec qui ils ont sympathisé, et la Thaïlande. « Ils ont atteint la septième place, c’est une place méritée, mais ils se sont donné les moyens de l’atteindre et franchement, je suis fier d’eux », explique Dorian Duprez, 17 ans et jeune reporter qui les a accompagnés.
De son regard extérieur Dorian, raconte qu’avant chaque match, l’équipe se réunit en cercle et termine ce cercle par leur cri « Un, deux, trois France ! ». Selon lui, ce voyage aura permis de créer des liens encore plus fort entre les joueurs. Pour lui, ils ne sont plus une simple équipe, mais bel et bien « une famille ».