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L’écurie Cadillac va-t-elle déjà changer de mains ? Initié par Michael Andretti mais freiné pendant de longs mois, le projet de onzième écurie s’est matérialisé cette saison avec l’arrivée de la prestigieuse marque américaine grâce à un partenariat entre le groupe TWG Global et le constructeur General Motors. Mais le montage imaginé par la firme automobile basée à Détroit et la société dirigée par l’homme d’affaires Mark Walter aurait du plomb dans l’aile. En effet, ce dernier est accusé de fraude à l’assurance et s’est lancé depuis plusieurs semaines dans un processus de vente de ses actifs dans le sport. Il s’est ainsi séparé de ses parts dans les Los Angeles Lakers puis dans le club de football de Chelsea. C’est dans ce contexte que les bruits de paddock autour d’une vente de l’écurie Cadillac sont apparus.
Mais ils ont également été vivement démentis par TWG Global. Toutefois, selon les informations du quotidien britannique The Guardian, des échanges ont d’ores-et-déjà eu lieu avec de potentiels investisseurs à même de racheter une part majoritaire du capital de l’écurie basée autant en Caroline du Nord qu’à Silverstone et ce même si le partage entre TWG Global et General Motors n’a jamais été rendu public. L’un des candidats serait Fenway Sports Group, actuel actionnaire majoritaire des Pittsburgh Penguins en NHL et des Boston Red Sox en MLB mais surtout du Liverpool Football Club. Toutefois, le groupe dirigé par John W. Henry a récemment vendu une partie du capital du club de la Mersey à un consortium notamment emmené par Jeff Bezos, qui pourrait en prendre le contrôle d’ici au mois d’août prochain.
En quête de nouveaux investissements sportifs et déjà impliqué dans le sport automobile via l’écurie RFK Racing engagée dans le championnat NASCAR, Fenway Sports Group pourrait ainsi mettre un pied en Formule 1. Cela pourrait lui permettre de bénéficier de la popularité en hausse de la discipline aux quatre coins du monde et d’espérer un retour sur investissement à terme. Mais une telle transaction pourrait également générer de la tension dans le paddock car une vente précoce de cette onzième écurie était une des craintes exprimées par certains avant que le projet ne se matérialise. Il restera également à voir quelle sera la position de General Motors qui, au-delà d’avoir participé à la création de l’écurie, développe à l’heure actuelle son propre moteur de Formule 1 appelé à remplacer le bloc Ferrari à l’horizon 2030.