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Au-delà du titre décroché par son jeune pilote de 20 ans, le patron de Mercedes savoure également sa revanche sur ceux qui avaient critiqué sa décision de lui confier le volant de Lewis Hamilton.
Le sacre mondial de Kimi Antonelli au Grand Prix du Mexique représente une immense satisfaction pour Toto Wolff.
Il affirme notamment que deux sponsors avaient quitté l'écurie en raison de ce choix.
Lorsque Hamilton a annoncé son départ pour Ferrari, Wolff affirme avoir immédiatement identifié son successeur : « Lorsque Lewis est arrivé à ma porte ce matin-là, tout était déjà clair pour moi. Dès qu'il m'a confirmé son départ chez Ferrari, je savais que Kimi serait dans la voiture », a-t-il expliqué à Sky Sports F1.
Lorsque Wolff avait informé son adjoint Bradley Lord et le directeur technique James Allison de son intention, les deux hommes avaient exprimé leur étonnement : « Je leur ai dit : “Kimi sera dans la voiture.” Ils m'ont répondu : “De quoi parles-tu ?” Mais nous avions les données. Nous n'avions besoin d'aucune confirmation supplémentaire. »
Ce pari audacieux n'avait cependant pas convaincu tous les partenaires commerciaux de Mercedes : « Nous avons perdu deux sponsors à cause de cela. Ils me demandaient : “Kimi Antonelli, c'est qui ce gamin ?” », a révélé Wolff.
Sans identifier les entreprises concernées, il a souligné que les partenaires ayant maintenu leur confiance bénéficiaient désormais du succès de l'équipe. Fin 2024, Mercedes avait notamment vu partir Tommy Hilfiger et Puma, avant de nouer de nouveaux partenariats, notamment avec Adidas. Wolff n'a toutefois pas confirmé que ces départs étaient liés à Antonelli.
Les critiques se sont ensuite intensifiées pendant la première saison du jeune Italien en 2025. Après neuf courses consécutives sans marquer de points et un week-end particulièrement difficile à Spa-Francorchamps, certains observateurs estimaient qu'il aurait dû poursuivre son apprentissage en Formule 2 ou rejoindre une équipe moins exposée.
Wolff assure pourtant n'avoir jamais douté de son choix : « Cela ne m'a jamais semblé être un risque. Je ne prends que des risques calculés », a-t-il expliqué.
Il affirme également avoir bénéficié du soutien constant de Mercedes et de son CEO Ola Källenius : « Les doutes venaient uniquement de l'extérieur : d'anciens partenaires, d'autres équipes, de pilotes qui estimaient mériter cette opportunité et des médias. »
Pour Wolff, les difficultés rencontrées en 2025 faisaient partie du processus de formation : « Je savais que ce serait un projet d'au moins deux ans et que la deuxième saison devrait confirmer ce que nous avions observé chez lui. Aujourd'hui, nous avons cette confirmation. C'est incroyable. »
Le patron de Mercedes mesure également le chemin parcouru depuis ses premières rencontres avec Antonelli : « Nous avons l'impression que c'était hier qu'il se trouvait dans un garage de karting junior, à seulement 11 ans. »
Après des années d'investissement et de confiance, Mercedes récolte désormais les fruits de son programme de formation : « Je suis incroyablement fier de l'équipe, parce que tout le monde a continué à croire en lui. Et il a répondu présent. »
Avec ce premier titre mondial, Antonelli a donné raison à Wolff, transformant un choix autrefois controversé en l'une des plus grandes réussites récentes de Mercedes.