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Le monde du journalisme automobile français est en deuil : Didier Braillon, ancien grand reporter de "L'Équipe" et spécialiste reconnu de la Formule 1, est décédé vendredi à l'âge de 75 ans.
Passionné de sport automobile depuis toujours, il avait consacré une grande partie de sa vie à raconter les Grands Prix et leurs acteurs.
Un plaisir que nous partagions encore ces derniers mois depuis nos retraites andalouses, sur les plages de la Costa Del Sol (photo ci-dessus), même si la maladie gagnait malheureusement du terrain.
Sa passion pour la Formule 1 ne l'avait jamais quitté. Selon L'Équipe, alors qu'il se trouvait en soins palliatifs, Didier Braillon demandait encore à ses proches les résultats du Grand Prix des États-Unis, disputé le week-end dernier à Austin. Une ultime illustration de son attachement à une discipline qu'il avait suivie pendant plusieurs décennies.
Sa carrière avait débuté au sein de la rédaction d'AUTOhebdo, où il avait couvert les Grands Prix jusqu'en 1978. Il avait ensuite rejoint le mensuel Grand Prix International, avant de travailler quelque temps dans la communication de l'écurie Larrousse. Revenu au journalisme chez AutoMag, il avait également participé à l'aventure du quotidien Le Sport, entre 1987 et 1988, puis à celle de l'hebdomadaire Course Auto, entre 1990 et 1991.
En mars 1991, Didier Braillon avait intégré la rédaction de L'Équipe, en prenant le relais de la référence Johnny Rives, où il allait poursuivre sa carrière jusqu'en octobre 2014. Pendant près de vingt-cinq ans, il avait couvert la Formule 1 pour le quotidien sportif français. Son expertise s'étendait également à d'autres disciplines, comme l'Endurance et le rallye.
Ses anciens collègues saluent aujourd'hui un journaliste passionné, doté d'une connaissance exceptionnelle de l'histoire du sport automobile. Je me souviens d'un homme discret et passionné qui avait découvert les paddocks dès les années 1970, bien avant de devenir l'une des figures du journalisme français en Formule 1.
Au fil de ses nombreux déplacements, Didier Braillon avait côtoyé les plus grands pilotes et ingénieurs de la discipline, développant notamment une admiration particulière pour Michael Schumacher. Reconnaissant envers L'Équipe pour lui avoir permis de vivre pleinement sa passion, il avait choisi, après son départ du journal, de consacrer davantage de temps aux voyages avec son épouse Judit.
Il partageait notamment son temps entre Paris et Marbella, en Espagne, sans jamais cesser de suivre attentivement l'actualité des Grands Prix. Didier Braillon laisse derrière lui le souvenir d'un journaliste profondément attaché à son métier, qui aura contribué pendant plusieurs décennies à faire découvrir et aimer la Formule 1 à ses lecteurs.