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Le nouveau manager montois, officialisé après le difficile succès contre Bourgoin-Jallieu (29-25), débute sa mission ce dimanche 1er novembre. Avec un objectif officieux : la remontée immédiate en Pro D2 pour échapper à un avenir assombri
Il était un peu plus de 22 h 30, vendredi 30 octobre. Une heure après avoir arraché un succès aussi précieux qu’étriqué contre Bourgoin-Jallieu (29-25), le Stade Montois officialisait ce que « Sud Ouest » indiquait dès la mi-journée : Bernard Goutta va bien rejoindre le staff comme manager du club jaune et noir. Le Perpignanais de 54 ans, qui avait mis un terme à son aventure à Carcassonne après la relégation en Nationale en mai 2026, va endosser ce...
Il était un peu plus de 22 h 30, vendredi 30 octobre. Une heure après avoir arraché un succès aussi précieux qu’étriqué contre Bourgoin-Jallieu (29-25), le Stade Montois officialisait ce que « Sud Ouest » indiquait dès la mi-journée : Bernard Goutta va bien rejoindre le staff comme manager du club jaune et noir. Le Perpignanais de 54 ans, qui avait mis un terme à son aventure à Carcassonne après la relégation en Nationale en mai 2026, va endosser ce nouveau rôle ce dimanche 1er novembre, avant un premier test dès ce vendredi à Suresnes.
Quelques minutes plus tard, lors de la traditionnelle réception d’après-match des partenaires, Jean-Robert Cazeaux n’a pas détaillé la composition du futur staff – qui devrait selon toute vraisemblance conserver ses missions actuelles. Fidèle à sa ligne de conduite, le président jaune et noir a continué de minimiser ses responsabilités dans l’échec sportif depuis un an et demi, préférant charger presse, réseaux sociaux et supporteurs légitimement mécontents. Sans rappeler, évidemment, qu’il est à l’origine de toutes les décisions qui ont conduit le champion de France 1963 dans une impasse.
C’est dans ce contexte pesant, entretenu par la direction elle-même, que l’ancien manager de Colomiers, Agen et Carcassonne – ex-coach des avants à Perpignan puis Clermont – arrive au chevet d’un patient montois en crise. Si le Stade s’est acheté un peu de répit après un match poussif contre le CSBJ, il reste dans une situation très précaire au classement : leader invaincu, Massy est à… 17 points, Chambéry à 12, Carcassonne à 11. Le futur podium se dessine et seule la 4e place d’Albi, à sept longueurs, paraît désormais atteignable. Mais entre le SCA, Rouen, Périgueux, Orléans, Suresnes ou Bourgoin, les prétendants au top 6 sont légion.
Ce top 6, présenté comme l’objectif officiel pour « se donner les meilleures chances de disputer une remontée en Pro D2 », est obligatoire. Car le retour dans l’antichambre de l’élite est, lui, vital. Le club jaune et noir a réussi à conserver son fonctionnement structurel et sportif de la deuxième division malgré la relégation, en provisionnant les futures pertes estimées à plusieurs centaines de milliers d’euros en fin de saison. Mais il ne pourra pas le faire une année de plus : en cas de non-montée en mai prochain, la perte du statut professionnel sera effective, les licenciements contraints... et les conséquences budgétaires inévitables.
Jean-Robert Cazeaux n’a jamais communiqué sur les risques financiers et structurels qui pèsent sur l’avenir du club. Probablement pour éviter d’alourdir encore un peu plus la pression sur les épaules de son staff, qu’il a maintenu immédiatement après le crash à Nice du 31 mai – et dont il a encore salué le travail vendredi soir.
Reste à connaître la composition et les responsabilités précises des adjoints de Bernard Goutta. Quid du rôle de l’ex-entraîneur en chef Romain Mareuil ? Quid du déséquilibre de l’encadrement, avec désormais quatre coachs des avants pour un seul auprès des trois-quarts ? Des problématiques que Bernard Goutta devra rapidement trancher : celui-ci va s’attaquer, dès ce dimanche, à un vaste et périlleux chantier.