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Mort d'Alain Coto à 77 ans : du rugby à la politique, Istres perd une figure de sa vie locale

Ancien adjoint au maire, dirigeant du club de rugby et organisateur de nombreuses festivités, Alain Coto s’est éteint dimanche 25 octobre à l’âge de 77 ans. Homme de caractère et de convictions, il laisse le souvenir d’un Istréen profondément attaché à sa ville, au-delà des divergences politiques.

Un caractère bien trempé, des convictions affirmées et, surtout, un attachement indéfectible à Istres. Alain Coto s’est éteint dimanche dernier, à l’âge de 77 ans. Depuis la disparition de l’ancien adjoint au maire un temps, dirigeant historique du club de rugby et figure associative, les hommages se multiplient, saluant unanimement un homme aussi déterminé que généreux.

Son histoire avec le rugby commence au début des années 1970, dans le club qui venait d’être créé et dont le stade se situait alors à La Bayanne. Junior en  1973-1974 aux côtés d’un certain François Bernardini, et des frères Youbi, il intègre l’équipe 1 l’année suivante au poste de 2e ligne et décroche le titre de champion de Provence 1re série lors de la saison  1977-1978.

"Un véritable esprit guerrier"

Il jouera quelque temps sous les couleurs de l’ovale istréen avant de raccrocher les crampons et d’en devenir le dirigeant pour de nombreuses années.

De cette époque restent les souvenirs de "bons moments lors de matchs musclés ou de troisièmes mi-temps", tandis que René Giroussens, ancien secrétaire général du club qui l’a longtemps côtoyé, retient l’image de "quelqu’un de très engagé et serviable".

Mais c’est aussi dans l’organisation des festivités qu’Alain Coto laisse son empreinte. Président d’Istres en fête, puis adjoint au maire délégué aux festivités, il s’investit à fond pour proposer une multitude d’animations et d’événements qui font briller la ville. La mise en place de la Saint-Patrick, la relance du Carnaval et de la feria, les fêtes de la Saint-Jean, le développement de la Fête de la musique ou encore l’organisation de feux d’artifice spectaculaires comptent parmi les initiatives auxquelles son nom reste associé.

"C’était quelqu’un de créatif, d’inventif et toujours très déterminé dans tout ce qu’il entreprenait. Il avait une notion du service et de l’engagement complet", se souvient Laurent Even qui a travaillé avec lui à Istres en fête puis sous couvert du service événementiel de la Ville. "Il faisait preuve de beaucoup de rigueur et avait une grande qualité, celle de rien lâcher malgré les difficultés qu’il pouvait rencontrer. Un véritable esprit guerrier avec toujours l’idée de proposer des choses nouvelles, essayer de surprendre et faire toujours mieux."

Une émotion partagée

"Quelqu’un de déterminé convaincant au caractère bien trempé, confirme Kader Kehiha, ancien rugbyman d’une génération plus jeune, élu à ses côtés. "Ce qui a valu quelques prises de bec avec certains pour maintenir ses idées, toujours avec le souci de faire briller sa ville."

Son parcours est en effet indissociable de la vie politique istréenne. D’abord engagé aux côtés de François Bernardini, Alain Coto s’en était progressivement éloigné, dénonçant une "démocratie bafouée" sous l’ère de l’ancien maire. Il avait ensuite rejoint Rose Criado, qu’il avait soutenue lors des élections municipales de 2020. "Il a cru en moi, m’a soutenue et conseillée. Malgré notre défaite honorable, avec près de 11% des voix, nous étions restés en relation", confie cette dernière.

Lors des dernières municipales, c’est la liste de Damien Broc (RN), qu’il avait rejoint. Sa disparition est "un choc" pour le candidat, qui l’avait rencontré un an plus tôt. "Il a été l’un des premiers à défendre ma liste car il refusait les dérives de l’ancienne majorité. C’était un homme humble, discret, de caractère et de parole, d’une efficacité redoutable et qui ne s’arrêtait devant rien."

Michel Caillat, compagnon de route de longue date, avec qui il partageait notamment la passion du rugby, peine à contenir son émotion. Lui aussi s’était éloigné de François Bernardini, avant d’emprunter une trajectoire plus à gauche que celle d’Alain Coto. "Nous avons fait tant de choses ensemble, depuis 1977, année où nous avons commencé à travailler ensemble", confie-t-il, profondément marqué par la disparition de son ami.

Le maire actuel, Robin Prétot (LR), a également salué sa mémoire. "Des terrains de rugby à son engagement dans la vie municipale, son parcours était lié à notre ville et à ses habitants." C’est aussi l’homme du quotidien que ses proches et connaissances pleurent aujourd’hui. Un ancien compagnon des pelouses se souvient de ses "sourires coquins". Beaucoup se remémorent des "discussions animées", son "côté parfois bourru", "son humour caustique", ses interminables parties de tarot, où Alain Coto se montrait "redoutable et intransigeant".

À son épouse Maria, à ses enfants ainsi qu’à l’ensemble de sa famille, de nombreux Istréennes et Istréens continuent d’adresser leurs pensées et leurs condoléances.

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