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Le 10 septembre 2026, Actu.fr apprenait que France Galop, l’entité organisatrice des courses de galop (plat et obstacle) dans l’Hexagone, allait revoir son calendrier et cesser d’utiliser certains hippodromes dans un contexte de forte baisse des enjeux.
Après de nombreuses mobilisations des socioprofessionnels à travers le territoire, l’institution a revu sa copie, passant de 31 hippodromes concernés à 24.
Par voie de communiqué, France Galop a ainsi fait connaître, lundi 19 octobre 2026, la liste définitive. « Le Conseil d’administration a souhaité prendre le temps de l’écoute et du dialogue, explique le président de France Galop, Guillaume de Saint-Seine. La concertation engagée ces dernières semaines a permis de faire évoluer le projet initial de dispositif régional des courses de galop et d’aboutir à des solutions pour une très large majorité des hippodromes concernés. Là où un consensus existait, nous l’avons retenu ; là où des difficultés subsistaient, nous avons poursuivi le dialogue », stipulait notre confrère d’Actu.fr dans un précédent article.
Et Aurillac fait partie de cette liste.
Dans un courrier, le Président de la Société des Courses du Cantal, Manfred de Boissieux, le Maire d’Aurillac, Patrick Casagrande, et le Président du Conseil départemental, Bruno Faure, ont adressé une lettre au Président de France Galop concernant le projet « de fermeture de l’hippodrome d’Aurillac ».
Sans la moindre concertation
Ils regrettent, « sans quelconque signe avant-coureur, qu’un projet de restructuration de France Galop menace aujourd’hui l’hippodrome d’Aurillac, l’un des plus anciens de France avec une activité ininterrompue depuis 1821. Nous tenons par la présente à vous faire part de notre incompréhension face à cette perspective, qui suscite une vive émotion dans notre département. En effet, c’est sans la moindre concertation, sans aucune évaluation de ses retombées, notamment économiques, pour la filière équine, pour son territoire, sous le prétexte d’une logique purement comptable, que votre société envisage de fermer le site cantalien ».
Ils demandent alors « la conduite d’une étude d’impact indépendante et une réelle transparence sur les critères de rentabilité appliqués aux petits hippodromes ainsi qu’une concertation avec les acteurs locaux ».
Et de rappeler que « les collectivités territoriales, au premier rang desquelles le Département avec le soutien de la Région, ont financé d’importants travaux de rénovation sur le site depuis 2011, dont dernièrement 650 000 € pour la tribune historique inaugurée début juillet 2026. Aurillac, comme la plupart des hippodromes provinciaux, a prouvé sa capacité à attirer un public familial et touristique au-delà des parieurs. Tout en accueillant des personnalités hippiques reconnues au niveau européen, l’ambiance festive et familiale qui s’en dégage suscite l’intérêt des personnes extérieures au monde des courses. »
« Sur le plan économique, les petits hippodromes sont indispensables à l’équilibre de nombreuses écuries et propriétaires qui possèdent des moyens plus limités. La disparition des courses d’Aurillac entraînerait une baisse d’activité pour l’ensemble de cette filière. À noter également que les réunions hippiques attirent chaque année des visiteurs, professionnels et passionnés venant parfois de régions éloignées. Des concurrents se déplacent régulièrement de Bretagne, d’Autriche ou d’autres territoires français pour participer aux courses. Cette fréquentation génère des retombées non négligeables pour l’hôtellerie, la restauration et le commerce locaux. Pour toutes ces raisons, nous refusons la fermeture programmée de l’hippodrome d’Aurillac. Plutôt que de fermer le site, l’enjeu consisterait à diversifier son usage en réorganisant des événements, des manifestations à large public, des expositions qui permettraient d’optimiser sa rentabilité, sans sacrifier sa vocation première. »
L’arrêt des courses de galop ne veut pas dire la fermeture de l’hippodrome, au sens strict du terme, comme il est la propriété du Département. Il pourrait utiliser le site autrement. Le communiqué de France Galop signifie qu’il n’y aurait plus de courses de galop à Aurillac et que donc l’essence même de l’existence d’un hippodrome est fortement menacée. Il pourrait y avoir une réunion de courses, mais uniquement au trot. Affaire à suivre…