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C’est l’affiche du week-end en Premier League, et elle traîne une malédiction. Dimanche, Arsenal se rend à Anfield pour y défier Liverpool. Leader et champion en titre, l’équipe de Mikel Arteta n’a pourtant plus gagné sur la pelouse des Reds depuis 2012, rappelle l’AFP, citée par Asharq Al-Awsat. Quatorze ans de disette.
Andoni Iraola, lui, joue la carte de la prudence. Interrogé sur les ambitions de Liverpool, quatrième à six points des Gunners, l’entraîneur basque a refusé de s’emballer : « Nous ne sommes qu’en octobre, prenons les matchs un par un. » Avant de concéder : « Les supporters peuvent-ils rêver ? Mais si vous me demandez, il est encore tôt. »
Les Reds arrivent pourtant lancés. Ils restent sur cinq victoires consécutives dans trois compétitions, dont la qualification arrachée aux tirs au but face à Chelsea en League Cup. Leur dernier revers remonte à une défaite 3-0 contre Manchester City, début octobre. Iraola, lui, rend hommage à l’adversaire : « Ils sont les champions, ils sont en tête du championnat. »
Côté effectif, Dominik Szoboszlai (ischios) et Victor Muñoz (genou) pourraient faire leur retour. Une bonne nouvelle pour un Liverpool qui retrouve des couleurs sous Iraola.
Arsenal, de son côté, n’a perdu qu’un seul match de championnat cette saison. Mais les Gunners sortent d’une humiliation en League Cup, éliminés par Fleetwood Town, pensionnaire de quatrième division. Declan Rice et Riccardo Calafiori ont repris l’entraînement, mais Bukayo Saka reste absent, touché aux quadriceps.
Max Dowman, lui, sera absent, suspendu trois matchs après son expulsion à Fleetwood. Mikel Arteta, qui a fustigé son jeune ailier en lançant « On n’est pas à Disneyland », devra faire sans lui, rapporte Africa Soccer.
L’enjeu est considérable. Une victoire d’Arsenal permettrait aux Gunners de creuser l’écart sur l’un de leurs principaux poursuivants, et d’enfin briser le signe indien d’Anfield. Une défaite relancerait totalement la course au titre, avec un Liverpool revenu à trois points.
Iraola le sait : ce genre de match peut façonner une saison. Mais le Basque refuse de céder à l’euphorie, et préfère se concentrer sur le prochain adversaire plutôt que sur le classement.
La dernière victoire d’Arsenal à Anfield remonte à une autre époque. Depuis, les Gunners ont connu plusieurs entraîneurs, plusieurs reconstructions, et ont fini par décrocher le titre. Mais Anfield reste ce lieu où rien ne leur réussit. Une forme de blocage psychologique que Mikel Arteta rêve de faire sauter.
Pour Liverpool, la réception du champion est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru sous Iraola. Le Basque a imposé un football intense, fondé sur le pressing, qui a déjà fait ses preuves face aux gros. Un succès confirmerait que les Reds sont de retour parmi les prétendants.
Une chose est sûre : Anfield sera en fusion. Et Arsenal va devoir conjurer quatorze ans de malédiction. Le verdict tombera dimanche. Ça sent la poudre.