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En l’espace d’à peine une semaine, le SUA vient d’accomplir deux premières dans son histoire : battre Nevers au Pré Fleuri (7-38) et s’imposer face au promu Nissa Rugby (28-24). Battus à deux reprises, il y a deux saisons (12-16 ; 31-29), par les Azuréens, les Agenais sont encore une fois passés tout près d’une très grosse désillusion dans « l’Aldigéco ». Malgré une entame réussie, ils étaient encore menés à quatre minutes de la sirène, après notamment deux essais encaissés en moins de trois minutes autour de la mi-temps (40e, 42e). Avec ses sept anciens agenais, dont quatre au coup d’envoi, Nice, avec son escadron de joueurs expérimentés, a justifié sa réputation de « faux promu » et décroché un bonus...
En l’espace d’à peine une semaine, le SUA vient d’accomplir deux premières dans son histoire : battre Nevers au Pré Fleuri (7-38) et s’imposer face au promu Nissa Rugby (28-24). Battus à deux reprises, il y a deux saisons (12-16 ; 31-29), par les Azuréens, les Agenais sont encore une fois passés tout près d’une très grosse désillusion dans « l’Aldigéco ». Malgré une entame réussie, ils étaient encore menés à quatre minutes de la sirène, après notamment deux essais encaissés en moins de trois minutes autour de la mi-temps (40e, 42e). Avec ses sept anciens agenais, dont quatre au coup d’envoi, Nice, avec son escadron de joueurs expérimentés, a justifié sa réputation de « faux promu » et décroché un bonus défensif mérité, une semaine après avoir donné du fil à retordre à Provence Rugby (24-34) dans le derby.
Guillaume Jan avait prévenu qu’il allait « falloir s’employer pour battre cette équipe pour la première fois. L’entraîneur des trois-quarts du SUA avait vu juste. L’état de fatigue des Agenais au coup de sifflet final en disait long sur leur débauche d’énergie. Ils ont, malgré tout, assuré l’essentiel en enchaînant une troisième victoire de rang sur ce deuxième bloc. Certes, celle-ci n’est pas bonifiée, contrairement aux deux précédentes, mais elle leur permet de faire quasiment le plein de points (14/15 sur les trois dernières journées), en montrant une belle force de caractère, à défaut d’être toujours brillants. Décevant 15e à l’issue du premier bloc avec une seule victoire en cinq journées, le SUA retrouve ainsi, trois journées – et autant de victoires – plus tard, une position (9e à 2 points du top 6) plus en rapport avec ses ambitions.
L’affaire était pourtant loin d’être entendue à la pause (14-10). Après vingt premières minutes bien maîtrisées (14-0, 21e), les Agenais se sont-ils vus trop beaux ? Le public d’Armandie imaginait déjà qu’ils allaient rouler sans ménagement sur les Niçois. Ils se sont fait endormir. Dans une seconde partie de mi-temps sans rythme, les hommes de Matthew Clarkin ont réussi à revenir dans un match qui semblait bien mal embarqué pour eux. Mais une pénalité d’Asquini (28e), sur sa seconde tentative, et surtout un essai entre les poteaux du centre Ezcurra, après une pénaltouche juste avant la pause (40e), ont permis aux Azuréens de revenir à 4 petits points du SUA. De faire illusion et d’y croire. Pas vraiment le scénario envisagé à peine vingt minutes plus tôt.
« Décevant 15e à l’issue du premier bloc, le SUA retrouve une position (9e) plus en rapport avec ses ambitions »
Car les Agenais n’avaient eu besoin que de 146 secondes pour trouver la faille dans la défense niçoise. Une attaque en première main, derrière une mêlée aux 35 mètres, et un une-deux Richardis-Martins envoyaient l’arrière international espagnol inscrire son troisième essai de la saison (7-0, 3e). Avec une pénalité sur le poteau gauche d’Asquini (11e) et un carton jaune vif à Bachelier pour un « petit attentat » sur le malheureux Richardis (14e, lire par ailleurs), la soirée s’annonçait bien longue pour Nissa Rugby. D’autant plus après une pénaltouche bien négociée par le pack agenais, avec un ballon porté sur 15 mètres, bonifiée par le demi de mêlée Bouyssou qui doublait la mise (14-0, 21e). Le SUA semblait alors lancé vers un succès facile, promis à un troisième bonus offensif consécutif. Il a vite déchanté.
Le SUA avait mis 146 secondes pour inscrire son premier essai de la soirée. Les Niçois ont fait encore mieux en seconde période pour prendre l’avantage au score après 105 secondes seulement. Après une pénaltouche, Bouyssou ne pouvait rien face à l’ancien pilier agenais Farrance lancé comme un buffle (14-17, 42e). Les Agenais frôlaient ensuite la correctionnelle avec un essai refusé à Nalaga – autre ancien agenais – pour un en-avant derrière son pack d’Idjellidaine (52e). Le SUA s’en sortait bien. Mais il était loin d’être tiré d’affaire avec une réorganisation forcée qui envoyait les troisième ligne Gayraud et Fineanganofo dans la cage, et le demi de mêlée Bouyssou sur l’aile après la sortie sur blessure de Cummins (cuisse droite, 55e), Reggiardo rentrant à la mêlée.
Les Agenais pensaient voir (enfin) la lumière au bout du tunnel à l’heure de jeu. Pour ses 28 ans et son 99e match sous le maillot du SUA, l’ailier Etcheverry concluait en bout de ligne (21-17, 60e). Mais les Niçois ne rendaient pas les armes pour autant. Sous pression, le SUA accumulait les fautes et Gayraud écopait de son troisième carton jaune de la saison (il sera suspendu à Colomiers vendredi prochain). En supériorité numérique, les Azuréens optaient pour la pénaltouche et propulsaient leur talonneur Martinez – encore un ex-Agenais – derrière la ligne (21-24, 70e). Mais les Agenais finissaient par avoir le dernier mot. Comme ils ne voulaient pas du match nul, ils ne prenaient pas deux fois la pénaltouche. Après un gros travail des avants, Reggiardo jouait le petit côté où Soulan aplatissait l’essai de la victoire (28-24, 76e). Le SUA revenait de très loin.