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Le personnage tient tout entier dans cette image. Ultra-rapide sur la piste, Antonelli cultive en dehors une insouciance qui fait fondre l’Italie. Il a célébré son anniversaire dans un parc aquatique et, en septembre, avait tenu une promesse faite avant le Grand Prix d’Italie : manger des pâtes directement dans le trophée de Monza, rapporte Adnkronos.
Un sacre attendu depuis 1953
Sportivement, le Bolonais a déjà marqué l’histoire. Troisième à Mexico dimanche, il a bouclé le titre avec quatre Grands Prix d’avance. Il devient le premier pilote né dans les années 2000 à décrocher la couronne, selon Adnkronos, et surtout le premier Italien titré depuis Alberto Ascari en 1953.
Sa victoire à Monza, en septembre, a fait basculer le pays. Parti dernier, il a remonté tout le peloton pour s’imposer à domicile. Selon le sociologue Mario Tirino, cité par Notizie.it, aucun pilote italien n’avait gagné sur ce circuit depuis 60 ans.
Entre Sinner et Rossi
Sur les réseaux, Antonelli est déjà le deuxième athlète italien le plus suivi, derrière Mario Balotelli, d’après Adnkronos. « Il est un jeune homme détendu, qui sait se tenir devant la caméra et exprime spontanément son enthousiasme », analyse Tirino. Le sociologue le compare à Jannik Sinner pour son calme et à Valentino Rossi pour son côté showman. Excusez du peu.
L’universitaire prévient toutefois que sa communication « est encore en construction » et que « toute erreur ou crise d’image peut avoir un impact commercial ». Pour lui, sa vraie force tient à une histoire simple : « C’est un garçon italien qui gagne en F1. »
Le nouveau champion retrouve la piste dès ce week-end à Interlagos, pour le Grand Prix de São Paulo, du 6 au 8 novembre.