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Dans les tribunes, le public bayonnais, venu en grande partie pour lui, a compris qu’il ne jouera pas. Sans lui en tenir rigueur. La preuve puisque le sélectionneur des Bleus prend de longues minutes pour signer des autographes et prendre des photos avant de faire quelques pas sur la pelouse.
Un dernier frisson parcourra encore le stade, une heure plus tard, au moment de l’annonce des joueurs. Un certain « Zidane » est appelé. Le public y croit une dernière fois, l’homonyme faisant naître un ultime espoir. Hélas vite retombé, puisque « ZZ » apparaît ensuite aux côtés de Jean-Michel Larqué, écharpe autour du cou.
« On est venus voir un peu tout le monde », se veut rassurante Céline, en tribune. « J’avais 21 ans en 1998, c’est ma génération ! », sourit-elle aux côtés de son fils Tristan. Elle est aussi là pour voir les rugbymen (Yachvili, Harinordoquy, Traille, Lopez, Ducuing) s’essayer au football. Elle n’est pas la seule. En tribune honneur, Mylena et Eliott reconnaissent volontiers mieux connaître le rugby que le foot. Même si les champions du monde 98 restent des références incontournables. « J’avais 4 ans à l’époque », se souvient Eliott. « Zidane, Barthez, Lizarazu… Ce sont des joueurs qu’on connaît forcément. »
Pour Antton, 50 ans, la soirée a davantage un goût de retrouvailles. Il avait 22 ans lors du sacre des Bleus et a emmené son fils Hodei, qui a commencé le football il y a quelques mois. « Je suis venu pour me remémorer les bons moments de 98. J’aimais cette équipe, qui était belle à voir jouer, qui développait du jeu. Il y avait du spectacle. Et puis, tout un pays était uni. Je crois qu’on en a besoin aujourd’hui. » À côté de lui, son fils Hodei cite déjà Zidane, Barthez…
Sur le terrain, le Match des légendes donne à voir des séquences tout aussi légendaires… et surprenantes. Pascal Olmeta, gardien des légendes du football et organisateur de l’événement, n’attend qu’une minute pour sortir de sa surface balle au pied. En face, Richard Dourthe, s’offre un arrêt claqué sur un subtil piqué de Bafétimbi Gomis, tandis que Jérémie Janot ravit les nostalgiques en revêtant son mythique maillot Spiderman, porté avec les Verts… en 2005. De quoi plaire au public, largement conquis par les pitreries des uns et les bons restes des autres (Dimitri Payet, Ludovic Giuly) balle au pied.