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Le HAC est à la dérive, mais le Kanak ne réclame ni renforts ni moyens. Il aurait posé une seule exigence aux dirigeants normands.
Dernier de Ligue 1, sans président, sans directeur sportif et sans entraîneur : Le Havre traverse l’une des crises les plus profondes de son histoire récente. Dans un tel contexte, on aurait pu attendre de son futur coach une longue liste d’exigences. Antoine Kombouaré, en passe de succéder à Didier Digard, n’en aurait pourtant posé qu’une seule.
Le technicien de 62 ans aurait rencontré ce mercredi les dirigeants havrais à Paris. À trois reprises, la même question lui aurait été posée : se sent-il capable de maintenir le club en Ligue 1 ? Sa réponse aurait été aussi courte que tranchante : « Je n’ai pas besoin de moyens, j’ai besoin d’être en place à la trêve ! » Pas de renforts réclamés, pas de garanties financières, seulement le temps de prendre ses marques avec son groupe avant la pause internationale.
Les discussions entre le Kanak et l’actionnaire Blue Crow, désormais représenté sur le plan sportif par Quentin Rauzier, successeur de Demba Ba, seraient très avancées selon Paris-Normandie. Libre depuis son départ du Paris FC à l’issue de la saison dernière, Kombouaré avait décliné cet été une proposition de retour à Nantes. Le HAC deviendrait son dixième club de Ligue 1, après notamment le PSG, Lens, Toulouse, Dijon ou Strasbourg. Les dirigeants normands ont visiblement préféré son expérience à la candidature de Vikash Dhorasoo, ancienne gloire du club.
La tâche s’annonce colossale. Seul club de Ligue 1 encore sans victoire, Le Havre ne compte que 2 points après neuf journées et reste sur cinq défaites consécutives. La dernière, une lourde déroute face au PSG (1-5) au stade Océane, a coûté sa place à Didier Digard. Le président Jean-Michel Roussier et Demba Ba ont eux aussi quitté le navire, tandis que les ultras réclament désormais le départ de Blue Crow. Kombouaré connaît ce genre de mission : sa réputation de « pompier de service » s’est construite sur des maintiens arrachés à Dijon et à Nantes.
Le Kanak sait qu’aucun renfort ne pourra arriver avant le mercato d’hiver et qu’il devra composer avec l’effectif en place. Antoine Kombouaré ne demande pas d’argent, il demande du temps, et au Havre, c’est peut-être la denrée la plus rare.