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La Ligue 1 peut-elle enfin sortir de l’impasse des droits TV ? La LFP vient de lancer une nouvelle consultation pour la période 2027-2032 avec un objectif particulièrement ambitieux : récupérer entre 350 et 400 millions d’euros par saison. Une manne financière qui pourrait changer la donne.
La LFP a officiellement lancé son nouvel appel d’offres à l’issue de son conseil d’administration. Selon L’Équipe, le dispositif repose cette fois sur un lot unique regroupant l’ensemble des rencontres du championnat. Deux possibilités sont proposées aux candidats : obtenir les droits exclusifs de diffusion de la Ligue 1 pour les cinq prochaines saisons ou récupérer la distribution exclusive de Ligue 1+, la plateforme actuelle du championnat.
La grande nouveauté réside dans la possibilité offerte au diffuseur retenu de sous-licencier une partie des rencontres à un autre opérateur. Autrement dit, le vainqueur de l’appel d’offres ne sera pas nécessairement contraint de diffuser l’intégralité des matches lui-même.
Ce mécanisme pourrait notamment faciliter l’arrivée de plusieurs diffuseurs autour de la Ligue 1. Canal+, beIN SPORTS et d’autres acteurs du marché pourraient ainsi trouver leur place dans un dispositif plus souple, sans nécessairement devoir obtenir directement l’exclusivité du championnat.
Pour la LFP, l’objectif est clair : atteindre un montant annuel compris entre 350 et 400 millions d’euros. Le prix de réserve, dont le montant reste confidentiel et a été déposé chez un huissier, constituera un élément déterminant de cette consultation.
Vincent Labrune affiche sa confiance dans ce nouveau dispositif. Le président de la LFP estime que le championnat dispose d’arguments solides pour séduire les diffuseurs, notamment grâce à ses clubs, ses talents et son attractivité sportive.
Olivier Bramly, directeur général de LFP Media, a également rappelé le rôle stratégique de la plateforme actuelle : « Ligue 1+ est l’assurance-vie » de la Ligue en cas d’échec de la consultation. Les premières réponses sont attendues le 3 décembre. Un second tour pourra être organisé si les meilleures propositions présentent un écart inférieur à 10 %. Pour l’OM, le PSG, l’OL, le RC Lens, le Stade Rennais, le LOSC et l’ensemble des clubs professionnels, l’enjeu est considérable. L
es droits audiovisuels représentent une ressource essentielle pour financer les effectifs, conserver les meilleurs talents et rester compétitif sur la scène nationale et européenne. La barre des 400 millions d’euros est désormais dans le viseur de la LFP. Reste à savoir si les diffuseurs seront prêts à répondre aux ambitions de la Ligue. Après plusieurs épisodes compliqués, le football français joue une nouvelle fois gros sur le terrain des droits TV.
Livré en 8 minutes
— L'Équipe (@lequipe) November 4, 2026
La une du journal L'Équipe de ce mercredi 4 novembre pic.twitter.com/Bvv3kCITax