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"On n’a quand même pas traversé toute la manif pour rien" : en déplacement à Paris, le coach du MHB veut y croire
Longtemps absent, Srna fait ce qu’il peut pour relancer la machine. MICHAEL ESDOURRUBAILH

Ce ne sera pas le sommet escompté, ce dimanche après-midi à 17 h, au stade Pierre-de-Coubertin. Il ne faut pas rêver. Depuis le Trophée des champions, le 29 août dernier et le succès 21-20 du PSG, Paris et Montpellier ont pris une trajectoire radicalement opposée.

Le premier aligne les victoires (huit de rang en Starligue), s’est qualifié brillamment pour le Tour principal de la Ligue des champions et dégage une puissance qui fait froid dans le dos.

Le second a frôlé la crise de nerfs après son échec européen à Aarhus et s’accroche péniblement au Top 4 français synonyme de play-offs en fin de saison. Sans parler des blessures (physiques et morales) qui s’accumulent. Jeudi soir face à Bucarest, six professionnels étaient en tribunes (Monte, Moraes, Thurin, Paschal, Plantin et Valero).

"Des stars et des stats"

Ce dimanche 1er novembre, les deux derniers seront de retour. "Un petit miracle" selon Erick Mathé, leur coach, qui veut y voir un signe du destin. Il l’a martelé à ses joueurs toute la semaine. "L’histoire du sport regorge de moments comme ça (où l’outsider bat le favori), ils sont rares mais il faut y croire. On n’a quand même pas traversé toute la manifestation pour prendre le train à la gare Saint-Roch pour rien", veut croire le technicien étonnamment blagueur.

Sur le fond comme sur le papier, le défi reste immense. À Paris, tous les voyants sont au vert. "Ils marquent 35 buts à tout le monde et n’en prennent que 27 en moyenne. Il y a les stars et les stats", résume Mathé. "Ils n’ont même pas de blessé et sont obligés de laisser un professionnel à l’écart", ajoute-t-il. Tout le contraire du MHB qui doit recoller les morceaux après chaque sortie.

Valentin Porte, blessé à l’avant-bras gauche durant plusieurs semaines, s’est coupé la main droite (du pouce à l’index) jeudi face à Bucarest. Il a fallu recoudre tout ça et serré les dents. Un exemple parmi tant d’autres. "Au complet, ça aurait été très difficile de toute façon", insiste Erick Mathé. "Si on se déplace en pensant qu’on ne va pas gagner, on ne gagnera pas, c’est la seule certitude".

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