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"On est moins bien en ce moment, on est devenus une équipe à réaction." Karim Tlili n’a pas caché, samedi 31 octobre, après le nul concédé aux Antonins face à Limonest (2-2), les difficultés rencontrées ces dernières semaines par l’équipe croco.
Les trois qualifications en Coupe de France face à des clubs de niveau régional n’ont pas occulté le coup de mou – et pas que physique – en Championnat.
Après avoir fait le plein face à Fréjus Saint-Raphaël et aux quatre promus de la poule C, les Crocos marquent le pas. Ils sont toujours leaders mais ils n’ont pris que deux points en trois journées. "Ce n’est pas bon, constate sans peine l’entraîneur Helder Esteves. Il va falloir rectifier l’aspect comptable."
Nîmes Olympique n’y parviendra qu’à une condition : refaire enfin "un match complet dans l’intensité". Car le technicien nîmois l’a rappelé : "On ne gagne pas des matches parce qu’on porte un joli maillot. Il faut de la folie, il faut de l’engagement. Que ce soit clair pour tout le monde : on ne va pas marcher (sur le Championnat). Les matches sont difficiles à gagner. Ils l’ont tous été depuis le début. Il a fallu jouer de malice, de stratégie, s’appuyer sur des performances individuelles. Tout le monde nous voit comme une équipe redoutable, tout le monde joue Nîmes Olympique avec une grande détermination, un grand engagement. À ce jeu-là, si on laisse de la place, on est en danger. Nous avons besoin d’avoir la meilleure version de nous-mêmes pour gagner des matches."
Et là, force est de constater, même si Tlili a insisté : "Ce n’est pas avec onze joueurs mas avec un groupe de vingt-quatre qu’on atteindra nos objectifs", même si Esteves a parlé de "logique d’entraînement et de forme des uns et des autres", que des éléments sont incontournables pour avoir cette "meilleure version" et qu’en leur absence, Nîmes n’a pas le même rendement.
Première. Les Crocos n’avaient encaissé qu’un but lors des quatre premières journées. Ils en ont pris cinq lors des quatre suivantes. Samedi, Limonest a même réussi un petit exploit puisque Nîmes, cette saison, n’avait jamais concédé deux buts dans une même rencontre.
Première (2). Nîmes a reçu samedi son premier carton rouge. Carton rouge direct reçu par Corain, qui manquera donc, a minima, le déplacement à Châteauroux. Un carton jugé sévère par Esteves : "Neuf fois sur dix, à 60 mètres du but, le joueur n’est pas expulsé."
Penalties. Les Crocos, qui en avaient obtenu cinq au total la saison dernière, ont déjà hérité de quatre penalties (cinq en comptant celui sifflé contre Lomagne en Coupe de France). Les quatre ont été transformés : deux par Doumbouya, un par Pires et un par Tlili (qui a réussi aussi celui en Coupe).
Inversement, Nîmes n’a toujours pas concédé de penalty. Lors de l’exercice précédent, aucun n’avait été sifflé contre eux.
Châteauroux. Prochain adversaire de Nîmes (vendredi 6 novembre à 19 h 30), Châteauroux, avant-dernier de la poule avec 3 points, est toujours à la recherche d’un premier succès. À domicile, la Berrichonne a perdu ses trois matches : 1-0 devant Hyères et Limonest et 7-4 face à Rumilly.
Il en est ainsi, on l’a vu samedi soir, de Doumbouya en attaque, lui qui est impliqué dans 35 % des buts nîmois (même pourcentage pour Tlili). Il en est ainsi, pour animer les couloirs, de Diallo et de Doucouré, qui n’ont pas d’équivalent puisque Caoki est toujours out, puisque Khalid et/ou Dos Santos, qui auraient pu être choisis, n’offrent pas les mêmes garanties.
Nîmes est donc "moins bien en ce moment", la faute notamment à "des semaines d’entraînement tronquées" à cause des intempéries, mais Tlili, auteur de son quatrième but en Championnat, l’assure : "Je ne suis pas inquiet. Une seule défaite en huit journées, on a un très bon bilan. On va régler ce qu’il y a à régler, s’améliorer dans l’utilisation du ballon, travailler tranquillement pour faire encore mieux."
Positif, l’attaquant nîmois a ainsi préféré, samedi, "regarder le verre à moitié plein". Et au lieu de s’appesantir sur une première période indigente – "On est passé à côté sur tous les plans, tactique, technique, physique. Ça arrive" –, il a mis l’accent sur le sursaut du second acte.