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Bodybuilding : Mathys Pericaud, le coach et l'ami du double médaillé français Quentin Ghigo

Depuis qu'ils se sont rencontrés, Mathys et Quentin sont inséparables. Et dans cette relation, la musculation a été un véritable vecteur. Aujourd'hui coach de Quentin Ghigo, Mathys Pericaud revient sur cette amitié qui les relie, tant au sein de la sphère privée que professionnelle.

Mathys a 20 ans. Quentin, lui, en a deux de moins. Quand ils se sont rencontrés au lycée, rien ne les destinait à une amitié si centrée sur cette discipline. Tous deux adeptes de bodybuilding, ils avancent désormais ensemble. C'est un peu le maître et son padawan. Un padawan qu'il a accompagné jusqu'à ses deux récompenses lors des championnats de France de la WNBF (World Natural Bodybuilding Federation), en septembre 2026.

Comment vous êtes vous rencontrés et comment s'est forgée votre amitié ?

C'était lorsque j'étais au lycée, en seconde, et lui était en quatrième. C'était un ami d'ami. J'allais avec quelqu'un à la salle qui me parlait à plusieurs reprises de Quentin, puisqu'ils faisaient du kickboxing ensemble. Il me racontait qu'à l'époque, Quentin avait déjà un physique assez exceptionnel pour son âge et quand il l'a invité à venir à la salle de sport, on a fait une séance à trois, puis plusieurs, et on s'est très bien entendus.

Comment vous vous êtes dit : "On va travailler ensemble" ?

Le 28 septembre 2025, Quentin suivait déjà pas mal d'infos par rapport au bodybuilding et, en voyant celui qui venait de gagner dans sa catégorie, il s'est dit : "J'ai envie d'essayer", mais sans argent et sans coach, il ne savait pas trop où aller. Et donc, alors que j'étais encore étudiant et sans aucune expérience en coaching, je lui ai proposé de le préparer. Il a accepté sans même se poser de questions.

Est-ce que Quentin, étant plus jeune, avec une morphologie différente, une façon de travailler différente, vous a appris des choses ?

Bien sûr. Mais comme c'était mon premier athlète et que je n'avais que des expériences théoriques, tout est arrivé un peu tard. Du coup, on a dû expérimenter certaines choses, ce qui a plutôt bien fonctionné. Tout était aussi question d'ajustements, comme avec la nutrition : quand je lui indiquais des choses, s'il me faisait comprendre que ça ne passait pas, on rebondissait directement.

On dit souvent que mélanger le privé au professionnel peut être à double tranchant. Comment avez-vous réussi à trouver ce juste milieu ?

On est toujours parvenus à trouver des solutions ensemble. Pour être très honnête, il n'y a jamais eu de problèmes et on a eu de la chance là-dessus. On était aussi très indulgents envers nous-mêmes. Il savait qu'il était mon premier athlète et moi, que j'étais son premier coach, donc on était constamment à l'écoute, à essayer de résoudre les problèmes à deux.

Au-delà de l'aspect purement sportif, on imagine que tu es là pour lui dans toutes sortes de situations pour l'épauler quand il en a besoin ?

C'est un peu une relation de petit frère/grand frère qu'on entretient. On est amis à l'origine, donc je suis là pour lui apporter tout mon soutien. D'autant plus que lorsqu'on est si jeune, il est difficile de garder le rythme. Les entraînements que je lui impose sont rudes : il faut suivre un régime alimentaire strict, tout en ajoutant de la fatigue, etc. Ce n'est pas facile du tout.

Qu'est-ce que vous retenez de ses deux premières récompenses ?

C'est davantage le parcours qu'on retient, pas forcément le classement. D'autant plus qu'à la fin de la préparation, c'est le moment où c'est le plus dur, parce que c'est là qu'il est le plus fatigué, physiquement mais aussi nerveusement, donc ces récompenses, c'est un peu la consécration qui rappelle le parcours pour en arriver là.

Quels sont vos objectifs maintenant ?

Quentin va traverser une période de transition. Il est un peu libre sur la nutrition, puis, une fois cette phase terminée, on va chercher à repartir sur une prise de masse. L'objectif étant que, d'ici 2028, il remonte sur une scène WNBF pour tenter de décrocher une carte professionnelle.