Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
Plus jeune champion de l'histoire : comment le prodige Antonelli est devenu un patron
Motor Racing - Formula One World Championship - Mexico City Grand Prix - Race - Mexico City, Mexico

Des larmes dans son casque au dernier tour, un père en pleurs à l'arrivée et deux légendes abasourdies sur le podium : à 20 ans seulement, Kimi Antonelli a fait basculer la Formule 1 dans une nouvelle ère.

Sur le podium du Grand Prix du Mexique, Kimi Antonelli avait deux voisins prestigieux : Max Verstappen et Lewis Hamilton. Deux hommes qui, à eux seuls, ont remporté onze championnats du monde. Interrogés sur le sacre du jeune Italien, tous deux ont eu le même mot : “Incroyable.”

La photographie de ce podium, Antonelli compte d’ailleurs l’encadrer chez lui. Elle symbolise un passage de témoin, même si ses deux illustres aînés n’ont manifestement pas l’intention de s’effacer.

À 20 ans, pour sa deuxième saison seulement, le pilote Mercedes devient le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Il est aussi le premier Italien couronné depuis Alberto Ascari, en 1953.

Un exploit qui paraissait encore improbable douze mois auparavant.

© XPB Images

Douze mois pour tout changer

Lorsque Mercedes lui confie le baquet laissé vacant par Hamilton en 2025, Antonelli arrive avec une réputation de prodige, mais une expérience limitée. Sa première saison confirme sa vitesse tout en révélant ses lacunes. Les erreurs se multiplient, les résultats fluctuent et George Russell prend nettement l'ascendant.

À l'aube de 2026, le Britannique apparaît donc comme le candidat naturel au titre, d'autant que Mercedes dispose de la meilleure monoplace.

Mais Antonelli a changé.

Deuxième derrière Russell en Australie, il remporte sa première victoire dès la Chine. Quatre autres suivent immédiatement. En cinq courses, le jeune Italien prend le contrôle du championnat et ne le lâchera plus.

Cette série impressionne autant par la vitesse affichée que par la maîtrise dont il fait preuve. Le pilote parfois fébrile de 2025 a laissé place à un concurrent redoutablement régulier.

© XPB Images

La supériorité de Mercedes n’explique pas tout

Bien sûr, Antonelli a bénéficié de la supériorité initiale de la Mercedes W17. Sans cette voiture, son ascension aurait probablement été moins rapide. Mais réduire son titre à cet avantage technique serait oublier l'essentiel.

Russell disposait du même matériel. Plus expérimenté, nettement supérieur à son équipier l'année précédente, il semblait mieux armé pour exploiter les nouvelles monoplaces. Or, c'est Antonelli qui a su en tirer le meilleur parti.

Le jeune Italien a consacré un travail considérable à comprendre les exigences particulières des voitures 2026 et à adapter son pilotage. Sa progression ne tient donc pas uniquement à une vitesse naturelle, déjà évidente auparavant, mais à sa capacité à l'exploiter avec constance.

Surtout, lorsque Ferrari, McLaren et Red Bull ont progressivement réduit l'avantage de Mercedes, Antonelli est resté aux avant-postes. Russell, lui, a perdu du terrain.

La comparaison entre les deux équipiers donne ainsi toute sa valeur au titre de l'Italien. La meilleure voiture constitue un avantage. Encore faut-il savoir en faire usage.

© xpbimages.com

Une maturité précoce, mais pas sans failles

Antonelli n'a pourtant pas réalisé une saison parfaite. Son accident lors des essais libres en Australie, son erreur en qualifications à Bakou ou ses difficultés occasionnelles à respecter les limites de piste rappellent qu'il reste un pilote en apprentissage.

À Mexico, il a lui-même reconnu avoir été crispé en qualifications, sous le poids de l'enjeu.

Mais les difficultés traversées en 2025 lui ont servi de leçon.

“Avoir connu des moments vraiment difficiles, avec beaucoup de pression, m'a aidé à affronter certaines situations cette année. Cela m'a énormément fait mûrir, comme pilote et comme personne.”

Verstappen ne s'y est pas trompé, saluant sa capacité à éviter les grosses erreurs tout en dominant un équipier expérimenté.

À cet âge, cette régularité est peut-être encore plus remarquable que sa vitesse.

© XPB Images

Des larmes et un avenir à écrire

Dans le dernier tour à Mexico, Antonelli n'a plus réussi à contenir son émotion. Les larmes brouillaient sa vision au point de lui faire perdre près de deux secondes.

À l'arrivée, il a retrouvé ses parents, notamment son père Marco, dont la présence constante l'a aidé à garder les pieds sur terre. Plus tard, l'évocation de son grand-père disparu l'a de nouveau submergé.

Derrière la maîtrise affichée en piste, il reste un jeune homme de 20 ans.

À seulement 20 ans, Antonelli a déjà accompli ce que tant de pilotes poursuivent toute leur carrière. Et pourtant, il est encore loin d'avoir atteint sa pleine maturité. Sa vitesse, sa régularité et sa capacité à apprendre laissent entrevoir une marge de progression considérable.

Reste à savoir s'il pourra confirmer face à un Verstappen disposant d'une voiture aussi compétitive. Ce duel, s'il se concrétise, pourrait bien marquer les prochaines années de la Formule 1.

Car c'est peut-être là le plus impressionnant dans le sacre d'Antonelli : malgré tout ce qu'il vient d'accomplir, le meilleur est peut-être encore à venir.

Vous aimerez peut-être

Mercedes sanctionnée après le refus de Russell de parler aux médias : Wolff couvre son pilote

f1i.autojournal.fr il y a 10 heures

« Il va sans dire qu'il était différent » : Kimi Antonelli, champion du monde de Formule 1, le je...

PARIS MATCH il y a 1 jour

Ayrton Senna, Kimi Antonelli, leurs destins croisés en images

PARIS MATCH il y a 12 heures

Formule 1 : la claque d'Antonelli à Russell, Piastri, Leclerc et à beaucoup d'autres

PARIS MATCH il y a 2 jours

Valentino Rossi mène les stars de MotoGP pour féliciter le champion de F1 Kimi Antonelli

motorcyclesports.net il y a 9 heures

Kimi Antonelli a remporté le championnat de F1 avec cette paire d'adidas à 69 euros

GQ il y a 12 heures

La montre à 9500 euros portée par Kimi Antonelli au Mexique est un vrai modèle de champion du monde

GQ il y a 16 heures

Laurent Mekies répond sèchement aux critiques de Horner

f1i.autojournal.fr il y a 2 jours

Max Verstappen défend Isack Hadjar après son altercation avec un spectateur dans le paddock

f1i.autojournal.fr il y a 1 jour

Leclerc se blame d’avoir raté la pole au Grand Prix de Mexico

motorcyclesports.net il y a 1 jour