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Ce samedi, une horde d’enfants va frapper aux portes en quête de sucreries, avec une question à la bouche : "La bourse ou la vie ?" Loin de l’agitation d’Halloween, le Montpellier HSC tentera, lui, de persister cet après-midi (14 h) dans son parcours monstrueux, celui d’une formation qui ne s’interroge plus entre la course ou l’envie. Le dauphin est flippant, d’esprit, de réussite et de possibilités, et il va essayer de ramener d’Annecy un nouveau succès, comme une énième marque d’un appétit qui ne se préoccupe pas de la faim des concurrents et de l’ogre Vert en tête.
"On doit être concentrés sur ce qu’on a à faire et être focus, rester dans notre couloir et continuer à avoir ce rythme le plus longtemps possible", affirme Zoumana Camara. Le coach pailladin et son équipe doivent néanmoins apprendre à vivre avec une euphorie grandissante et des supporters qui ont trouvé leur refrain. "Emmenez-nous en Ligue 1", exhortent-ils au fil des victoires, trois consécutives actuellement. "Nous, pour l’instant, on ne se projette pas", assure le défenseur Naoufel El Hannach.
En Haute-Savoie, la douce folie ne viendra pas du contexte, alourdi par des manifestations partout en France qui entraînent les reports de matches ou supposent des conditions contraignantes quand ils sont maintenus. Ce sera le cas à Annecy. Sans fans montpelliérains en parcage, interdits de déplacements, et devant des tribunes limitées à 5 500 spectateurs, l’ambiance ne sera pas celle des grands soirs.
"On est des citoyens comme tout le monde. On n’est pas non plus dans une bulle, relativise Zoumana Camara. Il faut avoir conscience de ce qui se passe. Il y a un mécontentement de la part de la jeunesse. On n’a rien à imposer dans ces périodes-là."
L’heure est à l’adaptation, à s’accommoder de ces matches aux dates aussi fluctuantes que les plages de repos. Le duel à Annecy a supposé à peine quatre jours de récupération pour les Héraultais, sur le terrain lundi face au Red Star (2-1), contre sept aux Savoyards. "Ça n’a pas d’importance. On a un groupe élargi avec de très bons joueurs", balaye El Hannach, latéral d’un Montpellier où tout rigole.
Son entraîneur trouve les parades. Ses choix portent leurs fruits, à l’image des entrées de Daryll Benlahlou à Rodez (0-3) ou Nordan Mukiele contre le Red Star, et son équipe se sort des situations difficiles, notamment en déplacement (3 victoires en cinq sorties).
Avant d’accueillir Metz vendredi prochain lors d’une rencontre avancée d’un jour, la vague est bonne dans le sillage d’un Mamadou Camara électrisé et de gamins dans le vent.
Mais au bord du lac, Annecy ne sera pas là pour porter la serviette, encore moins sur une pelouse où il ne fait pas encore sa loi (1 succès en 4 réceptions).
"Ça ressemble un peu à Rodez. Une équipe agressive qui met beaucoup d’intensité et qui court énormément", prévient Zoumana Camara. Au MHSC de continuer de choisir la friandise plutôt que le mauvais sort.
La Mosson n’est pas la seule à avoir pesté contre l’arbitrage de Monsieur Gaillouste, lundi face au Red Star (2-1). L’entraîneur adjoint du MHSC Nicolas Damont, lui, l’a payé d’un carton rouge, le premier de sa carrière de technicien, confiait-il cette semaine. Cette exclusion a été sanctionnée d’un match de suspension de banc qu’il purgera ce samedi à Annecy, où il devrait prendre place en tribunes.
Le MHSC a dévoilé vendredi un troisième maillot, qu’il portera pour la première fois ce samedi à Annecy. Ce “third” remet notamment au goût du jour le scapulaire orange, arboré la saison dernière ou celle du titre en L1 (2011-12), sur un fond blanc et des liserés bleus sur les côtés.