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Oscar Jegou à l’heure de la confirmation. Désigné par le sélectionneur Fabien Galthié comme « la révélation » du dernier Tournoi des 6 Nations, aux côtés du Palois Théo Attissogbe, le 3e ligne du Stade Rochelais entend prolonger la dynamique positive qui l’a également conduit à participer à la dernière tournée estivale. Pour Actu Rugby, il revient sur son nouveau rôle au sein du collectif rochelais, ses dernières performances avec les Bleus et les défis qui attendent le XV de France lors du prochain Championnat des Nations.
Alors que son statut a évolué en équipe de France, Oscar Jegou a également vu ses responsabilités grandir au Stade Rochelais au fil des mois. Le 3e ligne commence progressivement à endosser un rôle de leader, en accord avec ses ambitions pour la suite de sa carrière.
« On a beaucoup de leaders dans le groupe, donc je prends le temps. J’essaie déjà d’être un leader sur le terrain dans un premier temps, et je vais m’inspirer de Dillyn (Leyds), de Greg (Alldritt), de joueurs comme ça, pour prendre plus de place petit à petit et peut-être avoir le brassard de capitaine un jour. »
Avec une mention particulière pour son coéquipier de la 3e ligne et capitaine du Stade Rochelais.
« J’apprends beaucoup en le regardant. Greg, il a cette faculté à rassembler tout le monde qui est assez impressionnante. J’essaie de comprendre comment il fonctionne. C’est vraiment un leader exemplaire sur tout. J’espère qu’un jour, je pourrai avoir le même statut que lui. »
Régulièrement aligné ces derniers mois au sein de la 3e ligne tricolore, Oscar Jegou se réjouit d’avoir pu enchaîner les rencontres. Mais le Rochelais sait aussi que les statuts restent fragiles.
« Ça m’a fait un grand plaisir de faire plusieurs matchs titulaires sur les deux dernières saisons. C’est vrai que ça montre qu’ils (le staff des Bleus, NDLR) me font confiance et que mon statut est différent. Maintenant, il faut rester très méfiant parce que c’est souvent quand on a un statut un peu plus haut que l’on a tendance à redescendre. J’espère que je vais pouvoir continuer à évoluer et justement confirmer ce bon statut. »
Pour confirmer ce « nouveau statut », Oscar Jegou et les Bleus devront notamment se mesurer à l’Afrique du Sud, le 13 novembre, entre les rencontres face aux Fidji et à l’Argentine. Un rendez-vous que le joueur (23 ans, 15 sélections) attend avec impatience.
« Je pense que ça va être un des plus gros tests avant cette Coupe du monde. On va se mesurer à ce qui se fait de mieux. L’année dernière, on n’avait pas pu obtenir la victoire contre eux. J’espère qu’on va pouvoir faire une grosse performance contre eux. »
Entré en cours de jeu lors de la défaite face aux Springboks l’an passé (17-32), le Rochelais garde le souvenir d’une atmosphère singulière et d’un affrontement particulièrement intense.
« Il y avait une très grosse ambiance dans le stade. C’était vraiment un gros match, on l’attendait. Je crois que c’était le premier match contre eux depuis la défaite de la Coupe du monde 2023. Forcément, le staff avait mis un gros curseur. On a perdu le match après avoir fait une bonne première mi-temps. »
"Pour ma part, mon entrée en jeu, c’était énorme. J’ai vraiment ressenti l’intensité que pouvait mettre la meilleure équipe du monde. On sait qu’on a encore du travail, mais je pense qu’on est de plus en plus proches. On les battra un jour. »
Ce sera peut-être pour novembre 2026, à moins d’un an de la Coupe du monde en Australie, à laquelle Oscar Jegou entend bien participer.