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A l'origine de la signature de Paul Seixas chez AG2R, Vincent Lavenu voit les choses en grand pour le jeune coureur tricolore en 2027.
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Dans le paysage du cyclisme tricolore, l’éclosion de Paul Seixas suscite une admiration unanime. Témoin privilégié de cet avènement, Vincent Lavenu peut mesurer avec précision le chemin parcouru depuis les catégories de jeunes. « Je crois que tout le monde a pris conscience cette année du talent de Paul. Sa progression depuis son passage chez les professionnels en 2025 est assez extraordinaire », a-t-il confié auprès de Cylcism’Actu.
« C’est un garçon que je connais depuis très longtemps, depuis qu’il était cadet. C’est moi-même qui l’ai fait signer dans l’équipe AG2R, à l’époque, lorsqu’il était cadet et qu’il rejoignait notre structure juniors », a-t-il pris soin de rappeler
Dès ses premiers tours de roue chez les professionnels, début 2025, le jeune coureur a marqué les esprits. « Quand on regarde sa progression depuis le début de l’année 2025, elle est impressionnante », retrace Vincent Lavenu. « Dès sa première course, le Grand Prix de La Marseillaise, il était déjà devant et se battait avec les meilleurs. Puis, en fin de saison, il a terminé troisième des Championnats d’Europe. Il avait déjà affiché une progression assez extraordinaire. »
L’exercice 2026 a très vite dissipé les menues interrogations sur une éventuelle stagnation. « On aurait pu penser qu’il avait atteint un plafond, mais nous avons constaté qu’en 2026, sa progression était toujours aussi impressionnante », a souligné l’ancien patron d’AG2R. « La manière dont il a remporté des courses extraordinaires, notamment la Flèche Wallonne, était vraiment exceptionnelle. Sur le Tour de France, il a également côtoyé les meilleurs coureurs du monde et a même réussi à accrocher Pogacar pendant quelques instants. Enfin, sa victoire sur le Tour de Lombardie a montré que sa progression était toujours constante. »
Désormais installé au sommet de la hiérarchie internationale, Paul Seixas suscite inévitablement d’immenses attentes pour l’avenir. « On peut donc penser que l’année prochaine, il va donner du fil à retordre à Pogacar. Est-ce qu’il sera capable de le battre sur un Grand Tour ? C’est difficile à dire », temporise Lavenu, tout en livrant un constat sans équivoque : « Mais ce qui est évident, c’est que Paul est un garçon qui possède un talent fou. C’est le talent que la France attend depuis plus de 40 ans. »