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Rien ne change dans la feuille de route marseillaise. Frank McCourt veut toujours voir la masse salariale fondre, et Grégory Lorenzi n’aura pas d’autre mission en janvier 2027 que de dégraisser un effectif encore trop lourd. Hojbjerg, Kondogbia, Gomes : la liste des partants potentiels est longue, et ce n’est pas un hasard si elle fait déjà autant parler.
Mais au milieu de cette logique comptable, un dossier s’impose comme une évidence sportive : celui du poste de gardien. Parti Geronimo Rulli, c’est sa doublure Jeffrey De Lange qui a hérité des gants. Et le Néerlandais de 28 ans ne tremble pas. Face à Toulouse, il a signé six arrêts et un troisième clean-sheet de la saison, preuve qu’il sait être décisif quand l’équipe en a besoin.
Fiable, régulier, devenu un taulier pour Bruno Genesio, De Lange a gagné sa place sans bruit, en assumant chaque fois qu’il a fallu suppléer Rulli, puis en prenant pleinement le costume de numéro un. Un parcours qui mérite une reconnaissance, d’autant que son contrat arrive à échéance en juin prochain.
Voilà le vrai paradoxe de l’hiver : un club contraint de réduire la voilure, mais qui aurait tout intérêt à investir sur la continuité à l’un des postes les plus sensibles. Prolonger De Lange, ce serait envoyer un signal de stabilité dans un vestiaire qui en a besoin, et sécuriser une valeur sûre avant qu’elle ne soit courtisée. À Marseille, la rigueur budgétaire n’empêche pas les paris malins.