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Désormais installé en Ligue 1, Lucas Calodat livre une comparaison particulièrement surprenante avec les matchs qu’il disputait à l’échelon inférieur.
La Ligue 1 serait-elle finalement plus facile à appréhender que la Ligue 2 ? La comparaison paraît provocatrice, mais elle vient d’être formulée par Lucas Calodat. Après un parcours mouvementé entre Saint-Étienne, Troyes, GOAL FC et Villefranche, le piston du Mans découvre désormais l’élite avec une réussite qui pourrait lui permettre de donner du poids à son étonnante théorie.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, le joueur de 24 ans explique prendre davantage de plaisir depuis la montée du Mans : « C’est moins le combat, plus de jeu. Je trouve que c’est moins dur de jouer en Ligue 1 qu’en Ligue 2. » Une déclaration susceptible de faire réagir, tant l’écart de niveau technique entre les deux divisions est généralement considéré comme considérable.
Calodat ne prétend évidemment pas que les joueurs de Ligue 1 sont moins talentueux. Son raisonnement concerne surtout le style des rencontres. En Ligue 2, l’intensité physique, les duels, les deuxièmes ballons et les matchs fermés peuvent compliquer la tâche des profils techniques. L’élite offre parfois davantage d’espaces et de séquences construites. Pour un piston rapide, capable d’atteindre 35 km/h et doté d’un pied gauche précis, ce contexte peut sembler plus favorable.
Cette aisance est d’autant plus remarquable que Calodat avait songé à arrêter sa carrière après une expérience peu concluante à Troyes. Formé à Saint-Étienne, il reconnaît avoir manqué de travail et souffert d’une certaine immaturité. Il a depuis corrigé ses défauts et s’est imposé comme l’une des bonnes surprises du Mans. Sa déclaration ne constitue donc pas seulement une provocation : elle raconte également comment un joueur jugé trop tendre pour le haut niveau a trouvé en Ligue 1 un football parfaitement adapté à ses qualités.