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Au bout du suspense, l’USAP s’est inclinée contre le Toulon de Franck Azéma ce samedi soir à Aimé-Giral (24-25).
Une soirée de gala ne pouvait pas se passer sans tension. Sans cette pression singulière d’une rencontre entre l’USAP et Toulon. Toute la semaine, tout le monde n’a parlé que de ce choc, encore plus depuis le point de bonus défensif décroché à Toulouse (38-33). Ce match était attendu pour plusieurs raisons. Et il n’aura finalement pas déçu en matière de suspense, même si son dénouement laissera forcément un goût amer aux Catalans.
Déjà, parce que pour la première fois de la saison, l’USAP jouait à 21 h le samedi, en prime time. C’était l’occasion de montrer la plus belle image de Perpignan. Surtout, de montrer officiellement que cette équipe n’a pas envie de passer sa saison à regarder vers le bas. Après plusieurs semaines à courir derrière les points, les hommes de Laurent Labit avaient l’opportunité de confirmer les progrès entrevus ces dernières journées et de s’installer un peu plus confortablement dans leur championnat. Mais le scénario a finalement viré au cauchemar.
Le ciel est tombé sur la tête des Catalans à la toute dernière seconde. Là où ils pensaient avoir fait le plus dur, en remontant plus de dix points aux Toulonnais en sept minutes, grâce à deux essais de James Hall (69e) et Théo Forner (76e), ils se sont finalement inclinés sur un énième ballon porté toulonnais conclu par Junior Kpoku (24-25). Une fin de match cruelle, presque irréelle, pour une équipe qui avait pourtant trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans la partie. À quelques secondes près, Aimé-Giral aurait pu vivre une nouvelle soirée de communion. Il a finalement dû assister à une immense désillusion.
C’est donc la première défaite de la saison à Aimé-Giral face au Toulon de Franck Azéma. Un véritable coup d’arrêt pour les joueurs de Laurent Labit, eux qui avaient su faire tomber Bordeaux-Bègles (38-25), sortir du piège de Castres (41-29) et prendre le meilleur sur Vannes (21-12). Cette fois, la pièce n’est pas tombée du bon côté.
Il faut dire, aussi, que certaines absences ont coûté cher dans cette soirée. Les Malolo, Ruiz, Devaux, Riccioni, Warion, Le Corvec, Oviedo, Buliruarua et Ennor, tous blessés, ont cruellement manqué dans leur registre. Autant de joueurs qui auraient pu apporter leur puissance, leur expérience ou leurs solutions dans ce choc. À cela, il faut ajouter les sorties sur blessure de Jacobus van Tonder (5e) et Maxim Granell (28e). Deux nouveaux coups durs qui ont encore réduit les possibilités du staff et obligé les Catalans à puiser dans leurs ressources tôt dans le match. Et, à force de tirer sur la corde, elle a fini par craquer.
Et d’une invincibilité à Aimé-Giral qui s’arrête, il va désormais falloir s’exporter à l’extérieur pour rattraper ces points perdus, qui semblaient pourtant acquis après l’essai de Forner. Car au-delà du résultat, c’est aussi une occasion de prendre de l’air au classement qui s’est envolée. Les Catalans avaient fait le plus difficile en revenant dans la rencontre, en retrouvant de l’énergie et en faisant basculer le stade de leur côté. Mais le rugby ne pardonne rien, surtout face à un adversaire qui sait exploiter la moindre opportunité. Cette dernière action le rappelle cruellement. L’USAP devra rapidement digérer cette désillusion et repartir au combat. Car si cette soirée devait être celle de la confirmation, elle se termine finalement comme un rappel : dans ce championnat, rien n’est jamais acquis avant le coup de sifflet final.