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Il est des victoires qui ont une saveur particulière. Celle de Sandra Cochini, 56 ans, licenciée à La Foulée de Gréasque, restera sans doute parmi les plus belles de sa carrière. Sur la mythique Diagonale des Fous, elle décroche la première place de sa catégorie M4 et termine 87e féminine, après 52h50'd’un combat autant physique que mental.
Un exploit d’autant plus remarquable qu’en janvier dernier, la pose d’un stent avait brutalement contrarié ses ambitions sportives. Mais cette multiple championne du monde de Spartan Race et d’Ultra Spartan Race, sacrée notamment à deux reprises en 2025, n’est pas du genre à renoncer.
Après une préparation intensive orchestrée par son entraîneur Serge Fortini, Sandra prend le départ sous les couleurs de la Team CEPAC, dont elle a intégré les rangs après un repêchage inespéré.
Mais sur les sentiers réunionnais, rien ne se passe comme prévu. Troubles gastriques, pluie, boue et épuisement transforment les cent premiers kilomètres en véritable chemin de croix. "Les 80 derniers kilomètres ont été une renaissance, comme un phénix qui renaît de ses cendres", confie-t-elle.
Portée par les encouragements de ses proches et cette phrase de sa fille Paola, "Pas de plan B, tu vas finir cette course, maman !", Sandra puise dans ses dernières ressources pour rejoindre le stade de La Redoute, à Saint-Denis.
À l’arrivée, bien plus qu’un podium, c’est une revanche sur les épreuves de la vie. "Je n’y crois toujours pas. Après une année qui avait si mal commencé, c’est une magnifique revanche", confie cette athlète au palmarès impressionnant qui conjugue exploits sportifs et responsabilités professionnelles. Et pas question de raccrocher les baskets. Sandra retrouvera le micro de la Bandol Classic by Night le 19 décembre, puis celui de la Ronde des Mineurs le 14 mars prochain.
Sandra Cochini vient de rappeler qu’au-delà des médailles, les plus belles victoires sont parfois celles que l’on remporte sur l’adversité.