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106 minutes. C’est le temps de jeu cumulé d’Endrick depuis le début de la saison avec le Real Madrid. Un chiffre famélique, qui commence sérieusement à agacer son entourage. Dans un entretien accordé à SportsBoom, relayé par Foot Mercato, Michael Yormack, président de Roc Nation Sports International, l’agence qui représente le joueur, a envoyé un message limpide à la Maison Blanche.
« Il est extrêmement talentueux et il a très envie de jouer. Je pense que son premier choix serait de rester au Real Madrid, mais il doit jouer. »
La phrase est soigneusement pesée. D’un côté, l’agent affiche la loyauté de son client : rester au Real reste la priorité. De l’autre, il pose une condition non négociable : le temps de jeu. Autrement dit, si les minutes ne viennent pas, un départ pourrait être envisagé. Le message est passé. Et il est adressé directement à José Mourinho.
Car le Portugais n’a, pour l’instant, pas fait d’Endrick une priorité. Dans un secteur offensif saturé, avec Kylian Mbappé, Vinicius Junior, Jude Bellingham, Arda Güler ou encore le jeune Yan Diomandé, le Brésilien peine à trouver sa place. Les quelques minutes qu’il a obtenues n’ont pas suffi à bousculer la hiérarchie.
Le contraste est saisissant avec les attentes qui entouraient son arrivée. Présenté comme l’un des plus grands talents du football brésilien, Endrick avait rejoint Madrid avec une étiquette de futur crack. Aujourd’hui, il regarde souvent les matchs depuis le banc. Pour un joueur de son âge, chaque saison sans temps de jeu est une saison de perdue.
Ironie de la situation, Endrick figure pourtant dans certaines compositions probables avancées par AS pour le Clasico de dimanche au Camp Nou. Une titularisation surprise n’est donc pas exclue. Mais rien ne garantit que Mourinho lui fasse confiance dans un match aussi crucial.
Cette sortie médiatique a tout d’un coup de pression avant le mercato de janvier. En agitant la menace d’un départ, le clan Endrick place le Real face à ses responsabilités. Un prêt pourrait être une solution intermédiaire, comme pour de nombreux jeunes talents madrilènes avant lui.
Le cas Nico Paz, qui brille à Côme après avoir quitté Madrid, est d’ailleurs dans toutes les têtes en Espagne. Le Real a-t-il commis une erreur avec l’Argentin ? La question revient avec insistance. La direction madrilène n’a sans doute pas envie de revivre le même scénario avec Endrick.
La sortie de Roc Nation ne doit rien au hasard. L’agence, fondée dans l’univers de la musique avant de s’imposer dans le sport, connaît parfaitement les codes de la communication. Chaque mot a été pesé. Et l’effet recherché est évident : mettre le Real face à ses responsabilités, publiquement.
Pour l’heure, le club n’a pas réagi. Mais une chose est sûre : la patience du clan Endrick a des limites. Et elles sont en train d’être atteintes. Le feuilleton promet d’être animé jusqu’en janvier.