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Ce samedi soir (19 h), dans une Narbonne Arena annoncée bien remplie, les Centurions reçoivent le grand favori du championnat, le Tours d’Earvin Ngapeth. C’est le jour ou jamais pour les Audois de montrer ce qu’ils ont dans le ventre.
Certains évènements n’ont pas forcément besoin d’explication. Certaines équipes n’ont pas besoin de motivation à l’aube d’une rencontre spéciale. Les Centurions Narbonne s’apprêtent à vivre un rendez-vous très particulier en ce début de saison, comme toutes les formations de Volstar vivront week-end après week-end. Parce que depuis fin mai dernier, le Tours Volley-Ball a communiqué une annonce dingue, celle de la signature d’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport, le réceptionneur-attaquant double champion olympique avec l’équipe de France Earvin Ngapeth. Rien qu’à savoir la venue du phénomène tricolore de 35 ans à l’Arena suffit pour donner un supplément d’âme aux Audois.
Et en plus, cette saison, le TVB a décidé de s’offrir un effectif des plus incroyables, avec "des stars à tous les postes" comme l’a reconnu l’entraîneur principal de Narbonne Patrick Duflos. Et de confirmer : "Il n’y a pas besoin de motiver les joueurs face à cette équipe et ces joueurs. Il y aura du monde, de l’ambiance, il faut se lâcher, ne pas se poser de questions et jouer à fond. Il ne faut pas se focaliser sur le résultat, mais sur la qualité de jeu et se rattraper par rapport à Poitiers (défaite 1-3). Si nous voulons obtenir un résultat, ça passera par là. Il nous faudra tout, la qualité, l’état d’esprit, la réussite". Le décor est planté par le fin connaisseur de ce championnat de France, mais n’y voyez aucune forme de pessimisme, simplement une forme d’humilité. Tours arrive à l’Arena sur trois victoires en quatre journées, une confiance et une équipe qui monte en puissance. Mais les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont connu une seule défaite, chez le promu Royan pour leur seul match à l’extérieur (3-2).
Forcément, cette déconvenue du TVB peut donner des idées aux Centurions. "Ça montre que c’est faisable, qu’ils ne sont pas invincibles. Tours a perdu beaucoup d’énergie, ils n’ont pas aimé être accrochés par cette équipe, se sont énervés et ils ont perdu à la fin avec un carton rouge", s’inspire Patrick Duflos. L’entraîneur principal de Narbonne a aussi vu son équipe prendre enfin son envol, mardi soir à Ajaccio pour les seizièmes de finale de Coupe de France (victoire 0-3). Un succès cinglant, maîtrisé et surtout un collectif sur une belle amélioration, malgré le fait de "relativiser sur l’adversaire venant de Ligue B", il y a de la satisfaction. "Ça fait du bien au moral, à la tête, de sentir l’amélioration du jeu. C’est bien avant d’aborder ce match contre Tours où il faudra être efficace partout".
Comme souvent dans le calendrier de volley, les Centurions ont un rythme effréné puisqu’ils sont rentrés en avion, puis en train de la Corse mercredi en milieu de journée, pour ensuite préparer cet immense défi à domicile. "Nous le préparons comme n’importe quelle équipe", tempère le central Ibrahim Touré. "Le reste, c’est pour le public, nous, il n’y a rien de spécial parce que c’est Tours. Il y a cette envie de se racheter de la défaite à l’Arena. Ce sera compliqué, mais nous aurons moins de pression face à cet adversaire. Le fait d’avoir du monde, c’est une très bonne chose, le match n’est jamais terminé". Seulement deux points au compteur, de la victoire contre Royan (3-2), les Narbonnais ont simplement envie de lutter contre Tours, de se montrer sous leur meilleur visage et de monter tous les curseurs de performance.
La beauté du volley reste ces multiples scénarios possibles dans une rencontre, tout peut se passer, encore plus dans cette Arena, où les Centurions ont déjà renversé tant de situations et de matches mal embarqués. Narbonne n’a qu’une chose à faire, tout donner et comme le dit un certain Jean-Claude Dusse, "sur un malentendu, ça peut marcher".