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Marc Marquez, en 2026, impressionne encore tout le monde, et sa rivalité avec Valentino Rossi traverse les générations. J’adore les comparer, et d’ailleurs, j’ai écrit un article similaire un peu avant le Grand Prix du Japon, qui opposait leurs adversaires, en donnant le point à Rossi. Mais qu’en est-il de la longévité ? Ce facteur, très souvent associé à « The Doctor » pour son immense carrière, est en réalité beaucoup plus disputé, pour ne pas dire à l’avantage de Marc Marquez, d’après moi. A-t-il la meilleure longévité de l’histoire motocycliste ?
Lorsqu’on évoque la longévité en Grands Prix, on pense immédiatement à Valentino Rossi, détenteur de la majorité des records liés à ce paramètre. « The Doctor » a passé vingt-et-un ans en catégorie reine, de 2000 à 2021 sans discontinuer. Et pourtant, dès aujourd’hui, je pense que Marc Marquez vieillit mieux que la référence dans ce domaine. Je m’explique.
La définition du terme « longévité » est on ne peut plus simple : c’est la durée de la vie. Certes, on peut le prendre sous cet angle et affirmer que le pilote avec la plus longue durée de vie en MotoGP est Valentino Rossi, car c’est une question de chiffres. Mais moi, je veux évoquer la qualité de la vie, non pas sa longueur. Et sur ce point, je crois que personne n’égale Marc Marquez dans l’histoire des Grands Prix.
Voyez-vous, pendant le GP du Japon, il y a un peu plus d’une semaine, je me faisais la réflexion : à quand remonte une telle domination, une telle différence par rapport aux autres pilotes ? Immédiatement, j’ai pensé à Marc Marquez, version 2014 avec dix victoires sur les dix premières courses. Deux secondes après, je me suis rendu compte que c’était il y a déjà 12 ans. Quel pilote, depuis 1949, a été aussi fort à dix – douze ans d’intervalle ? Quel pilote a été constamment jugé comme le meilleur pendant près de 15 saisons d’affilée ? Personne, pas même Rossi.
Revenons à l’Italien. Au début des années 2000, lui aussi était largement dominant. J’ai le souvenir de victoires magistrales, d’années entières passées sur le podium, ou presque. Il a été excellent jusqu’en 2009, mais à partir de 2010, la concurrence a commencé à avoir raison de lui de manière régulière, même s’il avait été battu fair and square par Stoner en 2007. Puis il y a eu cette blessure au Mugello. Après deux années en demi-teinte chez Ducati, il est revenu chez Yamaha en 2013, toujours avec une très bonne moto – la championne du monde en titre, par le fait. Si l’on considère que son prime, soit sa meilleure période en carrière, s’étend de 2001 à 2005 ou 2006, alors, comparons-le dix ans après. Certes, il a joué le titre mondial 2015, mais n’était pas le meilleur cette saison-là. En termes de vitesse, il était largement – je dis bien largement – dépassé par Jorge Lorenzo, le champion, mais également Marc Marquez.
Marquez, neuf ans après sa saison historique, n’a rien perdu de sa brillance. Et lui aussi a connu la blessure, lui aussi a connu l’adversité. Certes, Rossi devait faire face aux géniaux Stoner, Pedrosa, Lorenzo et, plus tard, Marquez, mais à l’époque, seules quatre motos pouvaient jouer la victoire. Depuis le début de l’ère de l’ECU unique (2016), c’est beaucoup plus ouvert, même si Ducati domine généralement, encore que l’Aprilia soit la meilleure moto en 2026.
Je parle de Rossi parce que c’est la référence dans ce domaine, mais c’est pareil pour d’autres. Lorenzo a été excellent de 2009 à 2016, avec un regain d’énergie en 2018. Doohan a écrasé la compétition de 1992 à 1998. Il n’y a que Giacomo Agostini, à une époque beaucoup moins compétitive, qui a roulé sur tout le monde pendant neuf ans, de 1966 à 1975 (en 500cc). Mais où Marc Marquez s’arrêtera-t-il ? En pilotant comme ça, avec la tête, il donne l’impression qu’il a encore plusieurs saisons dans les pattes même si ça peut aussi être à double-tranchant.
Je suis curieux d’avoir votre avis sur la question de la longévité. Selon vous, Marc Marquez fait-il mieux que Valentino Rossi ? Dites-le-moi en commentaires !
Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.
Photo de couverture : Michelin Motorsport