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Traverser l’Atlantique il connaît puisqu’il a déjà participé à quatre Transat Café l’or (ex Jacques-Vabre). Mais sans faire injure à cette dernière, la Route du Rhum appartient à une autre catégorie de course. De par son prestige mais aussi par le fait qu’elle se court en solitaire. C’est surtout à cela qu’Achille Nebout s’est préparé toute la saison.
"Je n‘ai jamais fait de course aussi longue tout seul. J’ai fait 5-6 jours au maximum, là ça va être trois fois plus. Donc il y a une part d’inconnu et de découverte mais c’est aussi très excitant. J’ai envie de savoir ce que ça va donner sur quinze jours. Je connais toutes les problématiques que je peux rencontrer, même si le scénario n’est jamais écrit à l’avance", assure le skipper né à Montpellier.
Une mise en situation sur laquelle il a travaillé autant sur le bateau que hors de l’eau. "J’ai voulu faire que des courses en solitaire. Elles étaient toutes très intéressantes. J’ai beaucoup appris et surtout, j’ai pris beaucoup de plaisir à refaire du solitaire. Je n’en avais pas fait depuis 2022. J’ai fait une préparation mentale aussi assez poussée parce que l’année dernière avait été quand même pas simple. On avait dématé, j’avais terminé la Transat Café l’Or vraiment fatigué, usé. J’ai senti que cet hiver, il fallait que je rebosse cet aspect-là."
Sans forcément chercher la performance, le navigateur de 36 ans a réalisé d’honnêtes performances avec une 5e place sur la Dhream Cup et la 6e sur la Trin’40. Une préparation sur tous les plans qui fait que le marin arrive à Saint-Malo pour le départ avec "beaucoup de confiance et un bon état d’esprit pour gérer au mieux cet événement".
Mais aussi avec assurance sur son Class 40 Amarris avec lequel il a remporté en 2025 la Cowes – Dinard ; en 2024, la Transat Québec – Saint-Malo… et la Med Max ; en 2023, l’Armen Race. Il a également amené son bateau aux 2e et 4e place de la Transat Café l’Or en 2023 et 2025. C’est dire la fiabilité de son embarcation qu’il a achetée à Yoann Richomme après la victoire de ce dernier sur… la Route du Rhum.
"Je le connais quand même bien depuis quatre ans. On a essayé de l’optimiser à chaque fois. Là, j’ai refait des voiles neuves. J’ai essayé de faire toujours un peu mieux qu’avant", détaille Achille Nebout.
Qui va néanmoins se retrouver en confrontations avec 25 bateaux plus récents que le sien. La concurrence s’annonce donc référence d’autant qu’il y a 49 Class40 sur la ligne de départ. "C’est de plus en plus compliqué de jouer devant. On a réussi à le faire toujours depuis quatre ans. Mais là, c’est encore différent. Mon objectif numéro 1, c’est de profiter de cet événement et de le vivre à fond, prendre beaucoup de plaisir sur l’eau et donner mon max."
Achille Nebout s’est déjà imprégné de cette ambiance exceptionnelle au village départ cette semaine. Il va rentrer progressivement dans sa bulle jusqu’à dimanche. Prêt à cette Transat en solitaire.