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l'essentiel Ancien joueur vedette de la NBA, Blake Griffin pousse un coup de gueule contre le business du sport chez les jeunes aux États-Unis. Après avoir déboursé 140 dollars pour assister à un tournoi de basket de son propre fils, l'ex-star des Los Angeles Clippers dénonce une industrie qui génère 40 milliards de dollars par an, au détriment des familles et parfois de la santé des enfants.
Il a passé neuf saisons en NBA, disputé six All-Star Games et gagné des millions de dollars sur les parquets. Mais c'est en accompagnant son fils à un tournoi de basket que Blake Griffin a pris conscience d'une autre réalité du sport américain. Dans le dernier épisode de son émission The Stepback Show, l'ancien joueur des Los Angeles Clippers raconte avoir déboursé 80 dollars simplement pour assister aux rencontres de son enfant, auxquels se sont ajoutés 60 dollars de parking pour le week-end. Une facture qui l'a particulièrement interpellé : "Pour ce prix-là, tu peux parfois aller voir un match NBA, voire payer moins cher !"
Mais derrière cette anecdote, Griffin dénonce un phénomène bien plus vaste : la transformation du sport chez les jeunes en une industrie pesant des dizaines de milliards de dollars. Selon les chiffres qu'il avance, ce secteur génère 40 milliards de dollars de revenus annuels aux États-Unis, alors que les familles dépensaient en moyenne plus de 1 000 dollars en 2024 pour le sport principal de leur enfant. Un modèle économique qu'il juge disproportionné, d'autant que la plupart de ces jeunes ne deviendront jamais professionnels. "Et pendant que je regardais mon fils jouer… enfin, pendant que je regardais des parents hurler sur un pauvre arbitre, j'ai réalisé que quelque chose avait changé depuis mon enfance. Et je ne pense pas que ce soit pour le mieux", assène l'ancien joueur.
L'ancien basketteur pointe également les conséquences sportives et sanitaires de cette course à la performance. De plus en plus tôt, les enfants sont poussés à se spécialiser dans une seule discipline, parfois dès l'école primaire, avec l'espoir d'obtenir une bourse universitaire ou d'accéder au sport professionnel. Une stratégie contre-productive selon Griffin, qui s'appuie sur des études médicales faisant état d'un risque accru de blessures chez les jeunes pratiquant un seul sport. "Vous savez ce qui n'impressionne pas les recruteurs universitaires ? Un gamin couvert de plâtres !", ironise-t-il. Pour l'ancien All-Star, le sport amateur a progressivement perdu une partie de sa vocation première : permettre aux enfants de jouer, de découvrir plusieurs disciplines et de prendre du plaisir.