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Cela a été évidemment beaucoup d’émotions et un grand moment dans la mesure où, pour moi, le Tour représente la plus grande course cycliste au monde, un événement aussi populaire qui dépasse le sport. Voir ce...
Cela a été évidemment beaucoup d’émotions et un grand moment dans la mesure où, pour moi, le Tour représente la plus grande course cycliste au monde, un événement aussi populaire qui dépasse le sport. Voir ce rendez-vous faire étape dans ma ville natale, là où j’ai passé de nombreuses heures sur le vélo à l’entraînement, où mes parents habitent toujours (j’y vais toujours régulièrement), cela a été un grand moment.
De voir la Grande Boucle partir de ma ville natale est un peu l’accomplissement d’un rêve. J’espère maintenant que cela va susciter aussi des vocations et donner envie aux plus jeunes d’être coureur cycliste un jour et de rêver, comme moi je l’ai fait, de courir un jour le Tour de France. En plus, j’ai appris qu’Hasparren allait aussi accueillir au mois de janvier prochain une étape de l’Essor basque. Ce sera vraiment la ville vélo 2027 et cela me réjouit.
Vous qui étiez grimpeur, que vous inspire cette ultime étape de montagne de cette édition 2027 ?
Sur le plan sportif, on voit que les Pyrénées sont à l’honneur. Cette étape Hasparren-Laruns, c’est l’apothéose de cette fin de Tour. Il peut y avoir encore de gros enjeux sportifs avant cette dernière étape de montagne. C’est une belle étape pour un grimpeur, pour quelqu’un qui peut jouer sa carte au classement général ou pour aller chercher le podium. Oui, je pense qu’il y aura un double enjeu. Il y a trois gros cols et tous les trois sont redoutables. Cela risque de faire très mal au lendemain de la montée du Tourmalet et de l’arrivée en altitude à plus de 2000 mètres au col du Portet.
« Cette étape Hasparren-Laruns, c’est l’apothéose de cette fin de Tour »
Connaissez-vous les cols de Burdinkurutxeta, Soudet et Marie-Blanque ?
Le peloton actuel ne connaît pas le col de Burdinkurutxeta mais je pense qu’ils s’en souviendront avec de grosses pentes pour débuter la journée. C’est une très bonne idée de la part des organisateurs de passer par là. Si l’échappée n’est pas encore sortie à ce moment-là, ça peut être un bon tremplin. Après le col du Soudet, c’est long et très dur. Marie-Blanque, c’est un peu moins long mais les pentes y sont redoutables. C’est vraiment un profil qui m’aurait plu si j’avais été encore coureur. Cette dernière étape de montagne pourrait être décisive si le classement général n’est pas encore joué.
Ce Tour 2027, pensez-vous toujours le vivre comme directeur sportif ?