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Le Real Madrid bat Valence 3-0 à Mestalla grâce à Valverde, Güler et Mbappé. Les hommes de José Mourinho signent une huitième victoire consécutive.
José Mourinho avait dit se méfier de Mestalla. On le comprend : même relégable, même sans victoire à domicile, Valence reste un déplacement que le Real Madrid a appris à redouter. Pour ce qui devrait être sa dernière visite en championnat dans le vieux stade valencien, le Portugais avait donc aligné sa charnière Konaté-Huijsen et replacé Federico Valverde au poste de latéral droit. Il a fallu un bel arrêt de Thibaut Courtois pour lui donner raison dans un premier temps. Pour le reste, rarement les Madrilènes auront passé une soirée aussi tranquille sur cette pelouse.
Madrid avait le ballon, gagnait des corners, mais c’est bien Courtois qui a eu le premier arrêt difficile à faire, sur une frappe puissante de Mayol. Mestalla a même cru à l’ouverture du score avant que le hors-jeu de Guido Rodríguez ne coupe court aux célébrations. Le tournant est venu d’une faute de Pablo Maffeo sur Kylian Mbappé, à la limite de la surface. Le Français a trouvé le mur sur son coup franc. Valverde, à la retombée, a croisé sa frappe à ras de terre, hors de portée de Stole Dimitrievski.
Le deuxième but, juste avant la pause, a dit quelque chose de l’entente qui se dessine entre Jude Bellingham et Arda Güler. L’Anglais a poussé son effort à gauche jusqu’à la ligne de but. Son centre a traversé la défense et le Turc, arrivé au bon moment, l’a repris de volée du droit, son pied faible.
Javier Aguirre a sacrifié un défenseur pour lancer Luis Rioja à la reprise. Le principal bénéficiaire de ce changement a pourtant été Mbappé, ravi de l’espace laissé dans le dos des locaux. Dimitrievski lui a barré la route à trois reprises, après avoir déjà remporté un face-à-face devant Güler. Il a même privé Bellingham d’un but du bout du pied.
Le gardien valencien a fini par céder devant Mbappé, qui a marqué dans le but vide avant de provoquer l’expulsion de José Gayà. Après les fins de match à rebondissements de Rome et d’Athènes, Mourinho appréciera d’avoir pu regarder passer les dernières minutes. Il pourra aussi suivre sereinement le choc entre l’Atlético et le Barça dimanche : avec cette huitième victoire consécutive toutes compétitions confondues, le Real a déjà fait sa part du travail.