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Elle s’est effondrée dans Central Park. Dimanche 1er novembre, Rachel Apa a été victime d’un malaise mortel après avoir franchi le 38e kilomètre, alors qu’elle réalisait pour la première fois le marathon de New York (États-Unis). Cette jeune femme, sportive de 24 ans, a été transportée en urgence à l’hôpital du Mount Sinai. Malgré six heures de tentatives de réanimation, elle est décédée. Cette ancienne joueuse de hockey sur gazon de première division universitaire était soutenue tout au long de la mythique course par ses proches.
Son père a raconté à NBC News que sa femme, Michelle, et deux amies de sa fille avaient passé la journée de dimanche à sillonner les cinq arrondissements de New York pour suivre Rachel. Lui avait préféré suivre la course sur une application depuis son domicile de Lewisberry, en Pennsylvanie. Il a raconté avoir parlé à Rachel avant le début de la course et qu’elle était « très enthousiaste ». Pendant la course, ils sont restés en contact par SMS. Le premier message est arrivé vers 11h30, alors que Rachel avait parcouru 14,5 kilomètres. « Je me sens super bien », avait-elle écrit dans un message. Son père avait répondu avec prudence : « Super, mais n’en fais pas trop. C’est ton premier marathon. C’est une course d’apprentissage. N’en fais pas trop. »
Steve a envoyé un dernier SMS, vers 13h30, avant de remarquer que la position de Rachel sur l’application de suivi du marathon avait cessé de bouger. Sa mère est alors venue rapidement sur les lieux pour voir ce qu’il se passait. L’organisateur du marathon a précisé qu’un témoin avait pratiqué un massage cardiaque avant l’arrivée des secours, un défibrillateur a ensuite été utilisé. La jeune femme est décédée d’une rhabdomyolyse, un diagnostic qualifié d’extrêmement rare.
La Cleveland Clinic précise qu’il s’agit d’une lésion musculaire rare caractérisée par la destruction des muscles. « Cette affection potentiellement mortelle peut survenir après un traumatisme ou un effort physique intense sans repos. […] Elle provoque la destruction (désintégration) des muscles, entraînant leur nécrose. Dans ce cas, les composants toxiques des fibres musculaires pénètrent dans la circulation sanguine et atteignent les reins, ce qui peut causer des lésions rénales.
Cette affection musculaire dangereuse peut être causée par un surmenage, un traumatisme, la prise de médicaments ou une maladie sous-jacente. » Parmi les signes fréquents : une faiblesse musculaire, une raideur musculaire, des douleurs musculaires, et une modification de la couleur des urines.
Le centre médical universitaire explique que la rhabdomyolyse provoque la destruction et la détérioration des muscles, ce qui cause la fuite de composants musculaires dans le sang, notamment de potassium, de phosphate, de myoglobine, etc. « Vos reins sont chargés d’éliminer ces composants de votre sang afin que vous puissiez les évacuer par l’urine. En grande quantité, ces composants musculaires endommagent vos reins. Si vos reins ne parviennent pas à éliminer les déchets de votre corps suffisamment rapidement, une insuffisance rénale peut survenir. Cette insuffisance rénale peut mettre votre vie en danger ».
Les athlètes d’endurance, comme les marathoniens et les personnes pratiquant des exercices fractionnés de haute intensité, sont davantage à risque de souffrir de rhabdomyolyse.