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Il avait la « rage » et venait sur cette 13e Route du Rhum pour boucler en beauté son histoire avec Charal, avec qui il disputait sa dernière course.
Au lieu de quoi, Jérémie Beyou a vécu un véritable calvaire en mer. Son abandon soudain, mardi 3 novembre 2026, alors qu’il pointait en seconde position chez les Imoca, avait intrigué. Et suscité l’inquiétude quand on a su que Beyou jetait l’éponge « pour raisons médicales » après avoir échangé avec le médecin de course et la direction de la Route du Rhum.
Pour que le skipper breton, 50 ans depuis cette année, mette pied à terre, il fallait vraiment que la situation soit sérieuse. On sait depuis hier, vendredi 6 novembre, qu’elle l’était.
À peine arrivé aux Açores, Jérémie Beyou a été pris en charge par le service d’urgence de l’hôpital d’Horta. « Ils ont confirmé qu’en plus d’un traumatisme crânien, je souffrais de multiples fractures vertébrales et costales », a expliqué le Finistérien.
Jérémie Beyou doit être rapatrié dès ce week-end France, où il entamera un processus de rééducation. « La Route du Rhum m’a toujours fait rêver et devoir y renoncer alors que j’étais aux avant-postes est un crève-cœur. Mais je sais maintenant que c’était la seule décision à prendre ».
Sur les circonstances de son accident en revanche, peu d’éléments ont été communiqués. On sait seulement que le navigateur a « volé » dans son bateau, le surpuissant monocoque Charal, avec pour conséquences ces blessures évoquées, qui font froid dans le dos.