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Il ne s’est pas caché derrière son petit doigt. Invité de Téléfoot dimanche matin, Sonny Anderson a dévoilé son podium idéal pour le Ballon d’Or 2026, rapporte Foot Mercato. Et pour l’ancien buteur de l’OL, le choix est clair : Kylian Mbappé doit l’emporter.
« Le numéro 1, c’est Kylian Mbappé. En tant que buteur, on ne peut pas rêver mieux. »
Derrière l’attaquant du Real Madrid, Anderson place Lamine Yamal, un joueur qui le fait « lever de [son] canapé ». Harry Kane complète son podium. Un trio cohérent avec les favoris annoncés, mais avec une hiérarchie qui ne fait pas l’unanimité, loin de là.
Le choix est d’autant plus intéressant qu’il vient d’un buteur. Anderson, qui a marqué l’histoire de Lyon et du FC Barcelone par son sens du but, juge Mbappé à l’aune de ses propres critères. Pour lui, l’efficacité devant le but prime. Et dans ce domaine, le Français est intouchable.
Anderson ne s’est pas arrêté là. Interrogé sur la confiance affichée par Mbappé, qui ne cache pas son envie de remporter le trophée, il a pris sa défense. « S’il a confiance en lui et qu’il le pense, moi, je ne vois pas pourquoi il ne devrait pas le dire », a-t-il glissé. Une réponse directe à ceux qui reprochent au Madrilène un excès d’assurance.
Le contraste est total avec la sortie de Bertrand Latour, quelques heures plus tard sur le Canal Football Club. Le journaliste avait jugé qu’un sacre de Mbappé, l’année où il n’a rien gagné collectivement, serait un « Ballon d’Or de la honte ». Deux visions radicalement opposées, à la veille du verdict.
Le timing a de quoi faire sourire Anderson. Le soir même, Mbappé a signé un doublé au Camp Nou et atteint les 100 buts avec le Real Madrid. Pendant ce temps, Lamine Yamal, son numéro 2, passait complètement à côté de son match. De quoi conforter l’ancien Lyonnais dans sa hiérarchie.
Bien sûr, le vote est clos depuis fin septembre, et le Clasico n’aura aucune influence sur le classement final. Mais il nourrit le débat. Et à quelques heures de la cérémonie de Londres, chaque avis compte, chaque argument circule, chaque performance est disséquée.
La question de la légitimité d’un Ballon d’Or sans titre collectif majeur divise d’ailleurs profondément les observateurs. Certains estiment que la récompense doit couronner une saison complète, trophées compris. D’autres considèrent qu’elle doit récompenser le meilleur joueur, indépendamment des résultats de son équipe. Anderson appartient clairement au second camp.
Ce lundi soir, on saura si Sonny Anderson avait vu juste. Ou si Bertrand Latour pourra savourer. Une chose est sûre : rarement un Ballon d’Or aura autant divisé la France avant même son annonce.