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Il y a des chiffres qui racontent mieux qu’un long discours la trajectoire d’un club. Celui de Football Benchmark, 667 millions d’euros, place désormais l’OM dans le cercle fermé des 24 clubs les plus valorisés de la planète. En douze mois, la progression est de 12 %. Pour un club qui a longtemps oscillé entre ambition affichée et réalité comptable, le symbole est fort.
Reste que cette envolée ne s’est pas faite sur un tapis rouge. Au début de l’été, la DNCG a serré la vis en encadrant la masse salariale et les indemnités de mutation, ce qui ressemble fort à un rappel à l’ordre. Dans le même temps, la direction a continué de bâtir côté commerce, multipliant les accords ces dernières semaines, dont celui signé avec Adidas. La valorisation grimpe donc moins sur les ailes du mercato que sur celles du business.
Autre dossier à suivre de près : Frank McCourt. Le propriétaire cherche un investisseur minoritaire pour muscler les moyens du club. L’aveu est à peine voilé : la valeur boursière et l’enthousiasme du marché ne suffisent pas, il faut aussi de la trésorerie fraîche pour passer à la vitesse supérieure.
Surtout, l’après-Pablo Longoria a changé la donne. Le temps des paris audacieux et des budgets élastiques semble révolu : l’OM doit désormais maîtriser ses dépenses et viser l’équilibre. Le défi sera de conjuguer cette rigueur nouvelle avec l’appétit sportif d’un Vélodrome qui, lui, n’a jamais appris à compter.