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Le manager agenais pointe du doigt la différence d’engagement collectif qui a fait la différence dans les trente premières minutes à Colomiers (37-19). Il veut s’en servir d’exemple pour la réception de Biarritz
En laissant au repos la majorité de ses cadres pour aller défier le dernier demi-finaliste de Pro D2, le staff agenais pensait-il vraiment pouvoir rivaliser, vendredi, à Michel Bendichou ? « On avait fait une bonne semaine. On avait une équipe avec des joueurs frais. On était venu pour gagner, pour prendre des points. Pas 40 comme ça (37-19), mais 1, 4 ou 5 au classement. » Mauricio Reggiardo l’assure, le SUA n’a pas fait l’impasse après trois victoires consécutives. Le manager agenais pouvait s’appuyer sur le succès à Grenoble (33-39), avec déjà une équipe trè...
En laissant au repos la majorité de ses cadres pour aller défier le dernier demi-finaliste de Pro D2, le staff agenais pensait-il vraiment pouvoir rivaliser, vendredi, à Michel Bendichou ? « On avait fait une bonne semaine. On avait une équipe avec des joueurs frais. On était venu pour gagner, pour prendre des points. Pas 40 comme ça (37-19), mais 1, 4 ou 5 au classement. » Mauricio Reggiardo l’assure, le SUA n’a pas fait l’impasse après trois victoires consécutives. Le manager agenais pouvait s’appuyer sur le succès à Grenoble (33-39), avec déjà une équipe très remaniée et rajeunie.
Mais son équipe n’avait, cette fois, pas les armes pour exister face à des Columérins qui montent en puissance. « Les Columérins ont joué avec beaucoup d’énergie, d’intensité, d’agressivité, et même de violence. Collectivement, on n’était pas prêt à ça. » Résultat : le match était plié à la 36e, avec déjà quatre essais encaissés (27-0). « Ça ressemblait un peu au match contre Brive (14-37). Mais autant on avait été maladroits, là j’ai trouvé qu’on a été dominés collectivement. En première mi-temps, on n’a pas avancé. Et on a été dépassés. » Vendredi, Colomiers était plus fort. Tout simplement.
Les premières titularisations des piliers Nozadze et Galvan, celle du demi de mêlée Reggiardo – Valentino, le troisième fils – et la première apparition à ce niveau de Bouaré n’étaient pas un cadeau. Avec dix titulaires âgés de moins de 25 ans, la « classe biberon » du SUA a payé au prix fort son inexpérience, même si Delemarle (22 ans) et Tolofua (21 ans) ont été les meilleurs Agenais vendredi. « Je ne vais pas me cacher derrière la jeunesse, insiste Mauricio Reggiardo. Il y a des jeunes qui ont été bons, qui ont mis beaucoup d’envie, qui se sont battus. Mais on ne s’est pas battu collectivement. »
« J’ai dit aux joueurs qu’il fallait prendre exemple sur ce que les Columérins avaient fait pendant trente minutes »
La fin de la série de trois victoires de rang n’est pas un coup d’arrêt pour le manager agenais. Plus un rappel à l’ordre : « Colomiers, joue bien au rugby. On ne le découvre pas. La seule chose qui me dérange, c’est qu’on dirait qu’il y avait une équipe qui avait plus envie que l’autre durant trente minutes. » Mauricio Reggiardo insiste : « C’est sûr que ça, ce n’est pas une équipe qui va aller chercher le top 6. Quand vous vous déplacez et que pendant vingt-cinq minutes, vous n’existez pas et vous êtes dominés comme ça, ce n’est pas une équipe qui a le droit de parler du top 6. »
Le top 6 n’est pourtant qu’à 5 points d’un SUA (10e) qui aura l’occasion de recoller au bon wagon, dès jeudi (21 heures), en recevant le Biarritz Olympique (6e). « Pour le moment, on n’en parle pas. Mais c’était notre objectif en début de saison et on n’a jamais dit qu’on le laissait de côté. » Malgré la lourde défaite de vendredi, Mauricio Reggiardo garde la tête froide : « Il n’y a pas le feu. Ce n’est même pas une piqûre de rappel. C’est juste une leçon de comment on doit aborder un match de rugby. On a été capable de le faire contre Dax, à Nevers, contre Nice. À chaque fois, on fait une super entame. »
Les Agenais ont donc la recette. Avec les retours des Socino, Pieretto, Fakatika, Bonnet, Sérieyssol, Gayraud, Willis, Ramoka ou du futur Centurion Etcheverry, le SUA pourra aussi s’inspirer de ce qu’il a subi vendredi. « J’ai dit aux joueurs qu’il fallait prendre exemple sur ce que les Columérins avaient fait pendant trente minutes pour le reproduire contre Biarritz. On a un match dans six jours. J’aimerais bien qu’on reçoive Biarritz avec cette intensité, cette précision, cette vitesse, ces collisions, ces rucks… Si on bat le BO, on aura fait un super deuxième bloc. »