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Le nanbudo, quésaco ? Pour les non initiés, il s’agit d’un art martial défensif basé sur l’esquive, dérivé du karaté.
Inventée en 1978 par le maître japonais Yoshinao Nanbu (1943-2020), issu d’une famille de samouraïs, cette discipline combine à la fois techniques de combat, travail énergétique et développement personnel.
Cet art martial se développe sous la houlette de la Fédération française de karaté. Il dispose aujourd’hui d’une équipe de France, coachée et entraînée depuis deux ans par Jean-François Paoli, un habitant du village des Bréviaires, près de Rambouillet (Yvelines).
Après une troisième place inespérée au championnat d’Europe en Suisse en 2025, c’est confiant que le sélectionneur s’est rendu début octobre 2026 au Cameroun pour les championnats du monde.
À raison puisque la France a ramené dans ses valises le titre de vice-championne du monde face à une quinzaine d’autres nations : Espagne, Italie, Croatie, Norvège, Suisse, Côte d’Ivoire, Sénégal, Centre Afrique, Burundi…
Avec son équipe de six compétiteurs âgés de 22 à 40 ans, à laquelle il faut rajouter quatre arbitres, ils ont enchaîné les bonnes notes en kata et combat, en individuel et par équipe, pour se classer sur la deuxième marche du podium.
Un beau titre célébré comme il se doit avec un sélectionneur qui compte bien profiter de cette deuxième place aux championnats du monde pour mettre en lumière le nanbudo.
Jean-François Paoli a, lui, commencé à pratiquer cet art martial au milieu des années 1990, alors qu’il était étudiant à la faculté d’Orsay (Essonne), allant jusqu’à participer au championnat du monde en Hongrie en 2005.
« Puis, pendant une quinzaine d’années, je me suis essayé à d’autres arts martiaux. » Mais lors d’un open de nanbudo organisé par des connaissances de longue date, du temps où il était sur le circuit, Jean-François Paoli se place sur le podium. Il se replonge à fond dans cette discipline.
À la faveur d’une restructuration du nanbudo au sein de la fédération de karaté, il devient sélectionneur et entraîneur de l’équipe de France en 2024. Des compétiteurs qui viennent de toute la France (Marseille, Grenoble, Paris…) et se réunissent toutes les six semaines.
Un an auparavant, Jean-François Paoli avait ouvert son propre club de nanbudo dans son village, aux Bréviaires. Un art martial qu’il compte bien faire connaître et développer.
Parmi ses projets, la mise en place d’un pôle de compétiteurs aux Bréviaires.
« Mais aussi aller dans les écoles du territoire du Sud-Yvelines, au Perray-en-Yvelines, aux Essarts-le-Roi, à Rambouillet, pour faire découvrir le nanbudo. »
Celui qui parmi ses multiples casquettes est professeur d’EPS croit au développement de cette discipline au sein des écoles. « En remplacement dans un lycée de Maurepas, en lien avec l’inspecteur d’académie, nous avons réussi à monter un référentiel qui n’existait pas auparavant, afin que cette option puisse compter dans les notes du bac », se réjouit Jean-François Paoli. Qui n’a de cesse de promouvoir cet art martial « qui aide grandement à gérer son stress et décharger les tensions et l’agressivité des journées ».