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Alors que la F1 prévoit de terminer sa saison 2026 au Qatar et à Abou Dhabi, les inquiétudes concernant la sécurité des deux événements se multiplient en coulisses alors que le MotoGP est à Doha ce week-end.
Selon BBC Sport, plusieurs personnalités importantes du paddock redoutent les conséquences d'une éventuelle nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient, même si ces préoccupations sont rarement exprimées publiquement.
Les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi doivent se dérouler respectivement du 27 au 29 novembre et du 4 au 6 décembre.
Mais à quelques semaines de ces deux rendez-vous, la situation géopolitique dans la région suscite toujours des interrogations au sein du championnat.
Le journaliste Andrew Benson, de BBC Sport, affirme que les réserves dépassent largement les seuls pilotes ayant accepté d'évoquer publiquement le sujet : « En privé, de nombreuses personnes au sein de la Formule 1 ont de sérieuses réticences à l'idée de se rendre au Moyen-Orient, mais ces opinions ne sont, dans l'ensemble, pas exprimées publiquement. »
Selon lui, plusieurs responsables de haut niveau envisagent déjà les conséquences potentielles d'une dégradation soudaine de la situation : « De nombreux dirigeants réfléchissent en privé au pire scénario possible, une expression que l'un d'entre eux a récemment utilisée devant moi. »
La principale crainte concerne une éventuelle reprise des hostilités alors que les équipes seraient déjà présentes dans la région.
Benson rapporte notamment les inquiétudes liées à la possibilité de voir des membres du personnel bloqués sur place en cas de fermeture de l'espace aérien ou de nouvelles attaques : « Imaginez que la situation reste calme, puis que les missiles recommencent à voler une fois que la Formule 1 se trouve au Moyen-Orient. Si cela signifie que du personnel se retrouve bloqué sur place, sans pouvoir partir, sans même parler du risque que des personnes soient blessées ou tuées, les conséquences en matière d'image pour la F1 seraient énormes. »
Ces préoccupations ne signifient toutefois pas que les organisateurs ignorent les risques. La Formule 1 assure disposer de plans d'évacuation détaillés pour faire face à une éventuelle situation d'urgence.
Toutes les équipes auraient également été informées des procédures à suivre si un départ rapide du Qatar ou des Émirats arabes unis devenait nécessaire. Les gouvernements des pays organisateurs affirment, de leur côté, qu'aucun risque majeur ne menace actuellement la tenue des événements. Le gouvernement britannique n'a pas non plus émis de recommandation déconseillant les déplacements vers ces destinations.
Max Verstappen avait expliqué au Mexique que sa position dépendrait de l'évolution de la situation sécuritaire : « Cela dépend aussi un peu de ce qu'ils peuvent garantir en matière de sécurité et de ce qui se passera au cours des prochaines semaines. »
Carlos Sainz a également fait partie des pilotes ayant exprimé des réserves concernant les dernières courses de la saison. Pour le moment, la Formule 1 maintient son calendrier initial et continue de surveiller attentivement la situation.
Le circuit d'Imola serait néanmoins envisagé comme solution de remplacement si les conditions ne permettaient pas d'organiser les épreuves au Moyen-Orient. Une telle décision nécessiterait toutefois une réorganisation importante du calendrier et de la logistique des équipes.
À ce stade, aucun changement n'a été officiellement annoncé. La F1 doit donc trouver un équilibre entre ses engagements envers les organisateurs et la nécessité de garantir la sécurité de l'ensemble du personnel.