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l'essentiel De retour après presque deux mois d’absence, ce samedi 7 novembre face à Clermont à l'occasion de la 9e journée de Top 14 (28-18), le troisième ligne anglais a livré une nouvelle prestation stratosphérique.
L’épouvantail est de retour ! Son absence ne s’était pas forcément ressentie sur les résultats des "rouge et noir" mais force est de constater que sa présence, à un moment où le Stade Toulousain avait plus que jamais besoin de leaders pour tenir le cap, a fait un bien fou.
Près de deux mois après son dernier match, Jack Willis a fait du… Jack Willis. Meilleur joueur des deux derniers exercices, le troisième ligne anglais n’avait plus rejoué depuis le 13 septembre et la réception de l’UBB. Gêné par son genou opéré cet été, le capitaine stadiste est apparu fringant, déterminé à guider la jeunesse toulousaine vers le succès, le septième de la saison en Top 14.
Avec une présence toujours efficiente dans les rucks, où il aura fait vivre un cauchemar aux avants auvergnats, tant dans sa capacité à gratter (3 ballons, meilleur total du match) que dans celle à ralentir les ballons. Avec ses 15 plaquages et ses 16 ballons portés sur la ligne d’avantage, il s’est avéré précieux pour mettre les Toulousains sur le bon chemin. Une présence forcément rassurante pour la jeune garde.
"Dans la semaine, il nous apporte beaucoup de sérénité, confirme Lukas Amati, qui vivait hier son troisième match seulement chez les pros. Il nous rassure et nous encourage sur de la précision, que ce soit sur les lancements ou le jeu courant. Et après, il le transmet sur le terrain avec ses grattages. Du coup, on est assez sereins, on sait qu’il est là."
Alors qu’il peut faire figure d’ancien malgré ses 25 printemps, Joel Merkler ne disait pas autre chose : "Il fait toujours du bien, c’est un leader, toujours souriant, qui amène beaucoup de bonne énergie. Dans les rucks, il est pénible. Je ne sais pas combien de ballons il a grattés. Avec des mecs comme ça, tu peux y aller."
Pourtant, si l’on en croit Jean Bouilhou, tout ne semblait pas acquis. "Il nous a surpris par la qualité de son retour et le fait qu’il puisse tenir 80 minutes, glisse le coach des avants. Dans la semaine, on a fait des petites oppositions et on sentait qu’il fallait qu’il reprenne le rythme. Une séance de physique ne remplace pas un entraînement de rugby et il a eu besoin de ces séances-là. Il s’est bien préparé durant sa convalescence et a été très sérieux durant toute la semaine. On connaît son importance dans notre effectif, encore plus dans des périodes comme celles-là et il a été le capitaine exemplaire qu’on attendait." Mais pouvait-on vraiment en douter ?
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