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Après la défaite sur la sirène contre Nice au Parc des Sports (26-29), ce vendredi soir, le manager du Racing Club Narbonnais Jacques Delmas était très désabusé et triste de cette déconvenue.
Quel est le sentiment après cette défaite contre Nice ?
Il n'y a pas de colère, nous ne méritons pas de gagner. Il faut regarder les choses en face. L'analyse est simple. À la mi-temps, nous avions fait le break au score, en ayant perdu le territoire, avec une occupation catastrophique, un troisième rideau qui n'a pas pris un ballon de volée, ils ont toujours joué dans notre camp. Malgré tout, nous sommes devant (13-6). En deuxième mi-temps, nous faisons des fautes, nous mangeons le confit dans la zone de marque. Nous n'avons pas eu cette efficacité que nous devons avoir. Mais la semaine n'a pas été bonne et ç'en est le reflet. Il y avait tout pour passer devant Nice, partir en vacances. Nous ne le ferons pas, nous reviendrons au travail dans trois jours, nous ne le méritons pas. Il faut assumer, il y a eu des défaillances individuelles, en termes de stratégie. Donc nous allons continuer, nous sommes en danger, nous le savons, la saison sera difficile. Je regrette que nous ne soyons pas allés chercher ce qui nous tendait les bras.
Comment expliquez-vous cette défaite ?
C'est dans la stratégie, ce n'est pas mental. En face, le petit Rouet change leur animation, pèse sur son équipe, nous avons manqué de patrons, je ne vais pas mentir. Nous avons eu des défaillances, c'est comme ça. Nous n'avons pas su, dans les moments opportuns, marquer. Après, Nice est allé se le chercher. Mais vous vous rendez compte des fautes de main, à la fin, nous faisons une mauvaise déviation en touche, nous leur donnons un essai. C'est incroyable de faire ça.
Comment expliquez-vous que vous n'avez pas réussi à lancer votre jeu sur ce match ?
Il y a plusieurs explications. Les conditions météo n'étaient pas bonnes, il faut appeler un chat un chat. Chaque fois qu'ils ont attaqué, nous les avons mis en difficulté. Mais notre animation n'a pas été bonne, il n'y a pas eu d'alternance, c'est comme ça. Certains n'ont pas marqué des points sur ce match.
Quand tu n'as pas de talent sur les postes clés, tu le payes.
Est-ce que ça permet de faire redescendre les pieds sur terre ?
Je ne pense pas, ça ne permet pas. Quand tu n'as pas de talent sur les postes clés, tu le payes. Il y a le talent, le bulbe, ... Dans les moments importants, nous n'avons pas eu de lucidité. Je ne pense pas qu'ils ont pris la grosse tête, s'ils l'ont fait, ils sont inconscients. Ce n'est même pas de la suffisance, mais nous n'avons pas réussi à retrouver notre jeu qui fait notre force. Les conditions étaient compliquées et ce terrain ne favorise pas ce que nous voulons faire. Mais quand tu es bon sur porté, tu laisses le ballon au chaud, tu ne le sors pas. Mais nous ne nous servons pas, eux, oui.
Est-ce que ça fait beaucoup de points laissés en route après ceux à Béziers (défaite 34-24) ?
C'est certain que nous en perdrons d'autres, parce qu'il manque quelque chose. Dans la stratégie, il faut des gens qui pèsent. Mais ils le savent, je n'ai pas besoin de leur faire un dessin. Je leur ai dit, je ne me suis pas énervé. Nous avions tout pour le gagner, nous ne l'avons pas fait, c'est que nous ne le méritons pas. Ce n'est pas la fin du monde, nous avons perdu un match de rugby. Il y avait 5 000 personnes, ils attendent un beau match et la victoire, et nous les décevons. Et ça me gêne pour les supporters. Je suis attristé, j'en ai vu et connu des déceptions, nous n'allons pas nous arrêter à un match perdu contre Nice. Nous devons faire mieux. Nous allons à Béziers, après un quart d'heure, tu te dis que si tu tiens le ballon tu leur en mets 40, au final, tu prends trois jaunes et tu te fais raser. Cette fois, tu te demandes comment ils ne marquent pas avant la mi-temps, et en deuxième mi-temps, nous n'avons pas fait les choses comme il fallait. Il faut se remettre au travail. J'avais dit que c'était David Fourtané qui viendrait en conférence de presse, en pensant que nous allions gagner, mais c'est moi qui me présente. Je m'en serais passé. Je suis malheureux parce que nous avons besoin de prendre des vacances de se régénérer, de couper, nous ne l'avons pas mérité.
Encore plus quand Béziers et Nevers perdent encore...
C'est écrit ces choses-là, et nous ne savons pas nous servir. Au bout d'un moment, nous allons passer à la trappe. Payons-nous. Payons-nous. Il y a un mec qui fait un bon match, la semaine d'après, tu as l'impression que c'est son cousin qui joue. J'en suis le premier responsable, j'aurais peut-être dû appuyer pour faire une autre équipe. Nous avons fait un choix, nous assumons. Il faut relever la tête. Nous avons laissé une très belle occasion de décrocher les autres.