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À simplement jeter un oeil au classement, on pourrait penser que le RCV est largué. Lanterne rouge avec 0 victoire en 6 matchs, 1 seul point récolté et déjà 9 de retard sur le 12e, le Racing 92, on voit le promu bien mal embarqué pour son retour en Top 14. Mais à y regarder d’un peu plus près, les statistiques ne sont pas si mauvaises, et certaines se révèlent même encourageantes. On vous explique.
Car les Vannetais ne sont pas complètement dépassés, loin de là. Leurs 6 défaites, bien réelles et qui plombent évidemment leur situation au classement, ont été concédées de 8,8 points en moyenne, pour un score moyen de 28,3-19,5 en faveur de leurs adversaires. Pas énorme !
. 05/09 : 29-20 à Castres
. 12/09 : 12-20 contre Montpellier
. 19/09 : 23-29 contre Toulouse
. 26/09 : 28-10 à Toulon
. 03/10 : 40-43 contre Pau
. 10/10 : 21-12 à Perpignan
« On est à 5 défaites à moins de 10 points, ça veut dire qu’on n’est pas loin mais qu’il nous manque un essai pour gagner un match », analysait le manager Jean-Noël Spitzer cette semaine.
Dernière attaque du Top 14 (117 points inscrits), son équipe manque d’efficacité près des lignes, notamment durant les vingt dernières minutes de jeu avec seulement 4,3 points marqués à partir de la 60e (contre 7,4 en moyenne en Top 14).
«On doit retrouver cette énergie physique et mentale dans les 30 derniers mètres, et être plus précis sur les transitions et les contre-attaques. On laisse des situations nous échapper alors qu’elles sont jouables », reprenait le technicien.
« Je pense qu’on n’a pas touché nos limites, on peut faire plus… » 8e défense du championnat (176 points encaissés), 2e équipe la plus disciplinée (9,3 par match), le RCV a en effet des arguments à faire valoir malgré le fossé, immense, entre la Pro D2 et le Top 14.
« Sur le modèle qu’on a au RC Vannes, il y a une vraie marche et elle est quand même difficile à combler. Les quelques pourcentages d’efficacité qu’on peut gagner à l’entraînement sont notre seul levier », expliquait Spitzer, qui appelait cependant ses troupes à « persévérer ».
« Je ne vois pas d’autre mot. Il n’y a qu’à force de résilience, de travail, de spontanéité dans le jeu qu’on arrivera à provoquer la victoire. » Contre Clermont samedi à La Rabine (14h30) ? Ce sera, déjà et encore, un « match clé ».
Les Vannetais le savent, leur manager en premier lieu : « Ce sera un match clé, oui, n’est pas la peine de se voiler la face. Nous en interne, on ne se la voile pas. On sait très bien que si on veut recoller, ça passe par une victoire. » La première, enfin ?