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Entre ici RC Lens. « Grâce » à son improbable défaite 9-1 à domicile contre Côme, en Ligue des champions, les Lensois entrent non seulement au panthéon des plus grandes branlées du football français en Coupe d’Europe, mais ils établissent un nouveau record en Ligue des champions. Jamais un club français n’avait perdu par huit buts d’écart à domicile en C1. Et pourtant, des humiliations d’équipes françaises, il y en a eu quelques unes à travers les âges. Montez dans la DeLorean, c’est parti pour un petit voyage dans le temps.
PS : On ne compte pas PSG-Brest (7-0), qui restera un match de Ligue 1 dans nos esprits.
On s’en souvient comme si c’était hier. C’est ce qu’on dirait si on était en âge de voter David Lisnard. On dispose assez logiquement de peu d’informations sur ce match du premier tour de l’édition 1961 de l’ancêtre de la Coupe de l’UEFA, si ce n’est que les Strasbourgeois ne faisaient pas le poids contre la deuxième force nationale de l’époque, derrière Ferencvaros. Il s’agit de la seule autre défaite européenne avec huit but d’écart subie par un club français. Mais le bonus extérieur la place derrière le Lens-Côme de mercredi.
Décidément, les Sang et Or sont dans tous les bons coups ! Il s’agissait déjà à l’époque de la plus lourde défaite française en Ligue des champions. Un set de tennis, dont au moins une moitié de buts clownesques à mettre sur le compte d’une défense totalement démissionnaire. La performance du trio Gradit, Danso, Medina, que l’on vous recommande vivement de revoir, est à montrer dans absolument toutes les écoles de passoires.
Les plus jeunes ne le savent pas, mais le Parme de la fin du siècle dernier faisait partie des plus grandes équipes frisson de l’époque. Buffon dans les buts, Thuram, Boghossian, Veron, Asprilla… Du beau monde, sans parler de leur maillot incroyable. Malheureusement pour nous, les Parmesans avaient une dent contre le foot français en 1999 et, avant de battre l’OM en finale, ils avaient pris soin de corriger les Bordelais, qui s’étaient pourtant imposés 2-1 à domicile au match aller. Chiesa et Crespo, auteurs d’un doublé chacun, avaient été les grands artisans de ce large succès italien.
Marseille est également passé par la case déculottée en C3 une vingtaine d’années plus tôt. Lors d’un 2e tour assez oubliable, où ils avaient également pris le meilleur à l’aller (2-0), les Marseillais avaient fini par couler en Allemagne lors d’un match où un jeune attaquant de 19 ans, qui se fera plus tard un nom en France, se distingue en marquant un doublé : un certain Dieter Müller.
A n’en pas douter la plus mythique des humiliations de clubs français en Coupe d’Europe. Après un match aller magique où Paris avait dominé le Barça de la tête et des épaules dans une ambiance comme le Parc des Princes sait en produire, la peur avait paralysé les joueurs d’Unai Emery au Camp Nou. Emmené par un très grand Neymar, Barcelone écrasera Paris au retour avec une élimination au buzzer à la clé signée Sergi Roberto. Une débâcle que beaucoup considèrent aujourd’hui fondatrice. Dix ans plus tard, le PSG règne sur l’Europe et le Barça est sa chose.
Le moins honteux des matchs de la honte. Mettre les pieds à l’Allianz Arena pour y défier le Bayern de Jupp Heynckes - qui gagnera par ailleurs la LDC cette saison - c’était la certitude de repartir avec une grosse valise offerte par la maison. Les Lillois alors entraînés par Rudi Garcia pourront simplement se reprocher d’avoir sombré trop tôt ce soir-là : non seulement Schweinsteiger avait ouvert le score à la 5e minute, mais les Bavarois en mettront quatre autres en un quart d’heure, entre la 18e et la 33e - dont un triplé de Pizarro. Toni Kroos se chargera d’en mettre un 6e après l’heure de jeu, pour la forme.