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Le capitaine de Côme vit une semaine comme on en rêve. Mercredi soir, il a inscrit le quatrième but de son équipe lors de la démonstration italienne à Bollaert (1-9), en Ligue des champions. Vendredi, son nom figurait de nouveau sur la liste de Zinédine Zidane pour les matches de Ligue des nations face à l’Italie et à la Turquie. Et entre-temps, il s’est confié au Parisien sur sa première expérience en équipe de France, à l’automne, rapporte Foot Mercato.
Son récit tranche avec l’image distante que l’on prête parfois aux légendes. « C’est une légende pour nous tous et, humainement, quelqu’un d’exceptionnel », assure le milieu de 25 ans, formé au Stade Rennais. Avant d’entrer dans le détail : « Dès qu’il avait un moment, il venait me parler, s’intéressait à l’homme et au joueur que je suis. »
Rarement un nouveau venu aura décrit son intégration avec autant de précision. Da Cunha évoque un sélectionneur omniprésent, y compris sur le terrain d’entraînement : « Même aux entraînements, il communiquait beaucoup et soulignait chaque chose positive. » Pour un joueur qui découvrait les Bleus, l’effet a été immédiat. « Il m’a fait sentir que je méritais ma place », confie-t-il.
Le secret de Zidane ? Une simplicité désarmante, selon lui. « C’est sa façon de te parler, de te faire comprendre que tu es comme tout le monde… » Et de conclure, admiratif : « Il n’était pas obligé, mais ça ne m’a pas surpris : on connaît la classe de cet homme. » Le vestiaire va apprécier.
Le profil de Da Cunha n’a rien de classique. Formé en Bretagne, il a construit sa carrière loin des projecteurs avant d’éclore en Italie, jusqu’à porter le brassard de capitaine à Côme. Un club devenu l’une des sensations de la saison, quatrième de Serie A et capable de corriger Leipzig, Manchester United puis Lens en Ligue des champions.
L’ironie du calendrier n’échappera à personne. Le joueur qui a contribué à l’humiliation lensoise mercredi se retrouve, deux jours plus tard, dans un groupe France où figure un Lensois, le gardien Robin Risser. Les retrouvailles à Clairefontaine promettent quelques regards appuyés. Ou plutôt quelques sourires gênés.
Avec la vague de blessures qui frappe les Bleus (Koné, Akliouche, Dembélé, entre autres), le milieu de Côme a une carte à jouer. Zidane l’a rappelé, preuve que la première impression a été la bonne. À lui de transformer l’essai face à l’Italie, le 12 novembre à Milan, dans un pays où il s’est fait un nom.
Une chose est sûre : si le sélectionneur lui donne du temps de jeu à Milan, Da Cunha saura quoi lui dire en sortant.